La grève des fonctionnaires suspendu pour 1 mois en Côte d’Ivoire

RÉSOLUTIONS DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU VENDREDI 27 JANVIER 2017
Considérant la grève des 9 10 11 12 et 13, grève reconduite les 16, 17, 18, 19 et 20 janvier puis les 23, 24, 25, 26 et 27 janvier, en vue de réclamer :
– Le retrait de certaines dispositions de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012, portant organisation des régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE) ;
– Le paiement du stock des arriérés liés aux mesures actées par le Gouvernement en 2009 estimé à 249.6 milliards de FCFA ;
– La revalorisation indiciaire de 150 points pour les emplois ne bénéficiant pas d’une grille particulière.
– L’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction Publique ;
– Le respect de la liberté syndicale (demande de prélèvement à la source des cotisations des syndiqués pour le compte des syndicats et la mutation des responsables syndicaux au lieu du siège) ;
– La suppression de deux impôts sur les salaires : la Contribution Nationale (CN) et l’Impôt sur les Salaires (ITS).
Considérant les rencontres avec les membres du gouvernement les 19, 20, 25 et 26 janvier 2017, présidées respectivement par le Ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’Administration et par Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement.
Vu le compte rendu fait par le Président de la Plateforme à l’issue de ces rencontres.
Vu que sur l’ensemble de ces revendications des résultats ont été obtenus et se déclinent comme suit :
1. sur l’ordonnance
• le rétablissement des allocations familiales ;
• le rétablissement de la majoration pour famille nombreuse, avec la prise en compte d’un nombre maximum de 6 enfants, de 16 à 21 ans
• la jouissance immédiate de la pension de réversion ;
• la continuité du paiement du capital décès;
• le retour au dernier traitement indiciaire en lieu et place de la moyenne des traitements indiciaires des cinq dernières années.
2- concernant l’intégration des agents journaliers à la fonction publique.
Le gouvernement a fait droit à cette revendication, en acceptant d’intégrer une partie de ces agents, cette année 2017 et l’autre partie en 2018.
3- Sur le respect des libertés syndicales
Le gouvernement a marqué son accord pour les précomptes syndicaux à la source
4- sur la revalorisation indiciaire de 150 points
Les parties ont convenu des mesures suivantes :
– 150 points d’indice pour les catégories A et B3
– 100 points pour les catégories Cet D
L’Application de cette mesure est prévue pour le 1er janvier 2018
Vu que la question du stock des arriérés n’a pas connu de réponse
Vu l’engagement et la détermination des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’ivoire à ne pas renoncer à cette revendication
La Plateforme Nationale, réunie en Assemblée générale ce jour, vendredi 26 janvier 2017 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody :
1. Félicite l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat pour leur exceptionnelle mobilisation et détermination
2. Suspend pour un (1) mois son Mot d’ordre de grève afin de donner une chance aux discussions à venir,
3. invite par conséquent les fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire à REPRENDRE LE TRAVAIL DES LE LUNDI 30 JANVIER 2017 A 07H.
Toutefois, la Plateforme Nationale invite instamment le gouvernement à faire des propositions de paiement de ce stock.
Fait à Abidjan, le 27 Janvier 2017
L’Assemblée Générale

Nomination dans les Armées et à la Gendarmerie Nationale Ivoirienne

Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef Suprême des Armées, a procédé, les 9, 13 et 25 janvier 2017, à plusieurs nominations.

Ainsi, ont été nommés ou confirmés:

I/ AU TITRE DES ARMEES

Etat-Major des Armées
– Chef d’Etat-Major Général des Armées :
Général de Division TOURE Sékou
– Chef d’Etat-Major Général Adjoint des Armées :
Général de Brigade DOUMBIA Lassina
– Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre :
Général de Brigade KOUAME N’dri Julien Cébastien
– Sous-Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre :
Colonel TRAORE Zanan Hamed
– Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air :
Colonel-Major KOFFI N’Guessan Alfred
– Sous-Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air :
Colonel-Major BLEOUE Ehui Roger Kacian
– Chef d’Etat-Major de la Marine Nationale :
Contre-Amiral Djakaridja KONATE
– Sous-Chef d’Etat-Major de la Marine Nationale :
Capitaine de Vaisseau Major N’GUESSAN Kouamé Célestin

Armée de Terre
– 1ère Région Militaire (Abidjan) :
Commandant : Colonel-Major FLAN Yibagbeu
Commandant en second : Lieutenant-Colonel FOFANA Norrossotié
– 2ème Région Militaire (Daloa) :
Commandant : Colonel DEM Ali Justin
Commandant en second : Lieutenant-Colonel FOFIE Kouakou Martin
– 3ème Région Militaire (Bouaké) :
Commandant : Colonel KOUAME N’Goran Léon
Commandant en second : Colonel DOUA Michel
– 4ème Région Militaire (Korhogo) :
Commandant : Colonel-Major Zoumana DIARRASSOUBA
Commandant en second : Colonel CISSE Mamadou Dassira
– Bataillon de Commandement et de Soutien :
Commandant : Lieutenant-Colonel KONE Gaoussou
Commandant en second : Chef de Bataillon YOMAN N’cho Michel
– Groupement Ministériel des Moyens Généraux :
Commandant : Colonel BOBLE Lambert
Commandant en second : Lieutenant-Colonel YAO KOFFI Aimé
– Garde Républicaine :
Commandant : Lieutenant-Colonel OUATTARA Issiaka
Commandant en second : Lieutenant-Colonel Idriss Coulibaly
– Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires :
Commandant : Colonel SACKO Issa
Commandant en second : Lieutenant-Colonel KONE Nanklan
– Groupement de Sécurité du Président de la République :
Commandant : Général de Division DIOMANDE Vagondo
Commandant en second : Lieutenant-Colonel COULIBALY Ibrahima Gon
– Ecole des Forces Armées :
Commandant : Colonel OUASSENAN Jean-Hubert
Commandant en second : Lieutenant-Colonel AKA Germain
– Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active :
Commandant : Lieutenant-Colonel KOUASSI Bi Vigoné Eustache
Commandant en second : Chef de Bataillon NEBOUT Antoine Roger
– Ecole Militaire Préparatoire de Bingerville :
Commandant : Lieutenant-Colonel TCHOUME Hervé
Commandant en second : Chef de Bataillon DANHO Josué Parfait
– Centre d’Instruction pour la Formation Initiale des Militaires du Rang:
Commandant : Lieutenant-Colonel KOUAKOU Konan René
Commandant en second : Capitaine KONATE N’golo Soumaïla
– 1er Bataillon de Commandos et de Parachutistes :
Commandant : Lieutenant-Colonel Chérif OUSMANE
Commandant en second : Lieutenant-Colonel ATSIN Aké Thierry Marc
– 1er Bataillon Blindé :
Commandant : Chef d’Escadron GUEFFIE Pacôme Alban
Commandant en second : Capitaine N’DRIN Bandama
– 1er Bataillon du Génie :
Commandant : Lieutenant-Colonel DOUMBIA Brahima
Commandant en second : Chef de bataillon OKOU ATSIN Henry
– 2ème Bataillon d’Infanterie :
Commandant : Lieutenant-Colonel KAKOU Hubert
Commandant en second : Lieutenant-Colonel FODIO Kouadio
– 3ème Bataillon d’Infanterie :
Commandant : Lieutenant-Colonel TOURE Hervé
Commandant en second : Lieutenant-Colonel YAO Koffi Jacques
– 4ème Bataillon d’Infanterie :
Commandant : Lieutenant-Colonel TRAORE Dramane
Commandant en second : Chef de Bataillon SEAHET DE Gouhouo Rolland
– Bataillon d’Artillerie Sol-Air :
Commandant : Lieutenant-Colonel BES Arthur
Commandant en second : Chef d’Escadron EPOUKOU YAPI Nazaire
– Bataillon d’Artillerie Sol-Sol :
Commandant : Chef d’Escadron HOBBAH Koffi Eric
Commandant en second : Chef d’Escadron SADIA Gba Yéréman
– Bataillon de Sécurisation de l’Est :
Commandant : Lieutenant-Colonel OUATTARA Morou
Commandant en second : Chef de Bataillon GUIBRO Nicolas
– Bataillon de Sécurisation de l’ouest :
Commandant : Lieutenant-Colonel FOFANA Losséni
Commandant en second : Chef de Bataillon AMONCHI Démonsthène
– Bataillon de Sécurisation du Sud-Ouest :
Commandant : Lieutenant-Colonel DRAMANE Soro
Commandant en second : Chef de Bataillon CAMARA Tiègbè
– Bataillon de Sécurisation du Nord-Ouest :
Commandant : Lieutenant-Colonel KOUAKOU Kouamé
Commandant en second : Commandant SOA Valery
– Unité de Commandement et de Soutien :
Commandant : Lieutenant-Colonel KONE Zakaria
Commandant en second : Capitaine AKE Obrou Marius

Armée de l’Air
– Base Aérienne d’Abidjan :
Commandant : Colonel TOURE Fama
Commandant en second : Colonel ODJE Saga Etienne
– Base Aérienne de Bouaké :
Commandant : Colonel KOUAO N’Guetta Julien
Commandant en second : Colonel GAMBY-SAKHO Boubacar
– Fusiliers Commandos de l’Air :
Commandant : Commandant BOUADI YAO Grégoire
Commandant en second : Capitaine Ben Ibrahima BA

Marine Nationale
– Bâtiment « EMERGENCE » :
Commandant : Capitaine de Corvette DADIE Vallès
Commandant en second : Lieutenant de Vaisseau ALLO Cédric Mathieu
– Bâtiment « Le BOUCLIER » :
Commandant : Lieutenant de Vaisseau GUIE Ghislain
Commandant en second : Enseigne de Vaisseau de Première Classe KONE Kahafolodji
– Bâtiment « CAPITAINE DE FREGATE SEKONGO » :
Commandant : Lieutenant de Vaisseau COULIBALY Kati Franck
Commandant en second : Enseigne de Vaisseau de Première Classe KOUAKOU Djaiblond

– BASE NAVALE ABIDJAN :
Commandant : Capitaine de Frégate ESSIGAN Ahico Gilles
Commandant en second : Enseigne de Vaisseau de Première Classe KONE Manga

– BASE NAVALE SAN-PEDRO :
Commandant : Lieutenant de Vaisseau Eddie MINDI
Commandant en second : Enseigne de Vaisseau de Première Classe COULIBALY Mamadou

– BASE NAVALE LAGUNAIRE ADIAKE :
Commandant : Capitaine de Corvette EHUI Gnamien
Commandant en second : Enseigne de Vaisseau de Première Classe
KOULAGNAN Kimoutemon

– FUSILLIERS MARINS COMMANDOS :
Commandant : Capitaine de Frégate PALE Djami
Commandant en second : Lieutenant de Vaisseau SOUMIA Guy
Commandement des Forces Spéciales
Commandant : Général de Brigade DOUMBIA Lassina

II/ AU TITRE DE LA GENDARMERIE NATIONALE

Ont été nommés ou confirmés :
– Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale :
Général de Brigade KOUAKOU Kouadio Nicolas
– Commandant Supérieur en second de la Gendarmerie Nationale :
Général de Brigade TOURE Alexandre Apalo
– Commandant de la Gendarmerie Territoriale :
Colonel-Major KOUASSI Kaunan René Stanislas
– Commandant de la Gendarmerie Mobile et des Unités Spécialisées :
Colonel-Major Bakari DOUMBIA
– Commandant de la 1ère Légion de Gendarmerie Territoriale (Abidjan) :
Colonel YEO Ousmane
– Commandant de la 1ère Légion de Gendarmerie Mobile (Abidjan) :
Colonel M’BAHIA Patrick Alexandre
– Commandant de la 2ème Légion de Gendarmerie Territoriale (Daloa) :
Lieutenant-Colonel BOLLI Degui Florent
– Commandant de la 2ème Légion de Gendarmerie Mobile (Daloa) :
Lieutenant-colonel KOUAKOU Edoh
– Commandant de la 3ème Légion de Gendarmerie Territoriale (Bouaké) :
Colonel ETTE Djadji
– Commandant de la 3ème Légion de Gendarmerie Mobile (Bouaké) :
Lieutenant-Colonel DIOMANDE DOUAGON Laye
– Commandant de la 4ème Légion de Gendarmerie Territoriale (Korhogo) :
Colonel YAPO Yapo Denis
– Commandant de la 4ème Légion de Gendarmerie Mobile (Korhogo) :
Lieutenant-Colonel TANGBA Parfait
– Commandant de la 5ème Légion de Gendarmerie Territoriale (San-Pedro) :
Lieutenant-Colonel ASSANDE Ferdinand
– Commandant de la 6ème Légion de Gendarmerie Territoriale (Yamoussoukro):
Lieutenant-Colonel AIDARA Ibrahima
– Commandant de la 6ème Légion de Gendarmerie Mobile (Yamoussoukro) :
Lieutenant-Colonel KONE Sounan
– Ecole de Gendarmerie D’Abidjan :
Colonel BAKAYOKO Lassana
– Ecole de Gendarmerie TOROGUHE :
Lieutenant-Colonel KOUAKOU Koffi Serge
– Groupement d’Intervention et de Sécurité :
Lieutenant-Colonel BASSANTE Ali Badara

Fait à Abidjan, le Jeudi 26 janvier 2017

Mutineries au sein de l’armée et grève de l’intersyndicale de la fonction publique, réaction du Front Populaire Iviorien (FPI)

POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU FPI

– Mesdames et Messieurs les journalistes,
– Chers amis de la presse nationale et internationale,
– Camarades militantes et militants,
Alors que je m’étais proposé de m’adresser aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens, ainsi qu’aux amis de la Côte d’Ivoire, le samedi 28 janvier 2017 à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du parti, l’actualité politique et sociale m’oblige à tenir ce point de presse pour me prononcer au nom du FPI, sur les graves évènements que vit le pays depuis le début de l’année.
Auparavant, je voudrais exprimer le vif souhait que cette année soit pour la presse nationale et internationale une année de paix, de liberté et de sécurité, une bonne et heureuse année.
Malheureusement, pour notre pays la Côte d’Ivoire l’année 2017 commence mal.
Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 janvier 2017, une mutinerie a éclaté à l’Etat-Major de la 3ème Région militaire de Bouaké. Elle était dirigée par un groupe de militaires, ex-combattants des ex-Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) intégrés à l’armée nationale dans le cadre du DDR et RSS après la prise du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara.
Les militaires réclament :
– Le paiement de primes dites prime « ECOMOG » d’un montant de 5 000 000 F CFA pour chaque militaire promises par Alassane Ouattara lors de la crise post-électorale de 2011 ;
– augmentation de salaires ;
– une villa pour chacun des militaires ;
– obtention de grades ;
– réduction du nombre d’années pour passer d’un grade à un autre ;
– obtention de grades ;
– amélioration des conditions de vies des militaires par la construction de nouvelles casernes.
Ces militaires ont attaqué les commissariats de police de Sokoura, Dar-es-Salam, se sont emparé de kalachnikovs et ont saccagé la préfecture de police de Bouaké. Ils ont assiégé ensuite les deux corridors des axes Bouaké-Abidjan et Bouaké-Katiola bloquant la circulation.
Dans la journée du vendredi 6 janvier 2017, le mouvement touche la ville de Daloa qui abrite la 2ème Région militaire. Des coups de feu éclatent au 2ème bataillon d’infanterie sis au quartier Orly 2. Les militaires arrachent des voitures des particuliers et des véhicules de Services publics. La panique gagne la ville. Les commerces ferment et les populations se barricadent.
Du vendredi 6 au samedi 7 janvier 2017, la mutinerie se propage aux principales villes du pays abritant des casernes militaires : Korhogo, Daoukro, Odienné, Man, Abidjan, Bondoukou, Duékoué, Bangolo, Guiglo, Tabou, Taï, Yamoussoukro, Touba, etc..
Les militaires encagoulés attaquent des commissariats de police emportant des armes ; des barrages sont érigés sur les artères des villes, des patrouilles mobiles à travers les rues tirent des coups de feu en l’air et provoquent la panique au sein de la population civile. Conséquences : les écoles, les marchés et les magasins ferment. La circulation est bloquée et la population se terre chez elle. A Abidjan, les mutins occupent (10 H) l’Etat-Major et le Ministère de la défense.
Le samedi 7 janvier 2017, le ministre de la Défense et le Colonel Ouattara Issiaka dit Wattao sont envoyés en mission à Bouaké pour y désamorcer la mutinerie.
Dans un premier temps, les émissaires du gouvernement refusent d’accéder aux revendications des mutins. Ils sont violemment malmenés et séquestrés. Ils ne seront libérés que tard dans la nuit après que le Chef de l’Etat lui-même aura confirmé l’accord du gouvernement de satisfaire toutes leurs revendications.
Le mardi 10 janvier 2017, le ministre de la défense porte l’information à la connaissance de tous les militaires au cours d’une rencontre à Akouédo.
Le mercredi 11 janvier 2017, comme réponse administrative à cette situation humiliante pour le gouvernement, un nouveau Chef d’Etat-Major, un nouveau Commandant Supérieur de la gendarmerie et un nouveau Directeur Général de la Police nationale sont nommés.
Le vendredi 13 janvier 2017, le Ministre de la défense est à nouveau envoyé en mission à Bouaké, en compagnie de nouveau CEMA. Ils sont porteurs d’une proposition du Chef de l’Etat de payer deux (2) millions F CFA à chaque mutin en deux temps. La question des maisons serait examinée ultérieurement. Les mutins entrent dans une colère noire. Ils l’expriment par des tirs nourris à l’intérieur de la résidence du Préfet. Les journalistes présents sont sommés de quitter les lieux. La délégation ministérielle est une nouvelle fois séquestrée et malmenée.
Après de longues négociations, les deux parties s’accordent sur la somme de douze (12) millions F CFA à payer à chaque mutin, soit deux (2) millions et dix (10) millions pour la villa. Rendez-vous est pris pour l’exécution de l’accord le lundi 16 janvier 2017. L’opinion nationale et internationale qui avait suivi les péripéties de cette affaire avec beaucoup d’attention et d’appréhension est à la fois rassurée et écœurée par la posture humiliante adoptée par le gouvernement. Elle était curieuse de savoir si cet engagement serait respecté ou pas.
Le lundi 16 janvier 2017 aux environs de 17 H les médias internationaux confirment que le paiement est effectif. Des virements bancaires ont été effectués au profit des mutins.
Comme il fallait s’y attendre, la décision de satisfaire les revendications des ex-combattants des Forces Nouvelles déclenche la réaction des autres entités de l’armée, notamment des ex-Forces de Défense et de Sécurité (ex-FDS). Ceux-ci refusent l’attitude discriminatoire du gouvernement et demandent un traitement équitable de tous les militaires.
Dans la nuit du lundi au mardi, le camp commando d’Abobo annonce les couleurs par des tirs nourris.
Toute la journée du mardi, la réaction s’étend aux autres villes du pays : Bouaké, Yamoussoukro, Man, Daloa, Bouaflé, Dimbokro, Bongouanou, M’Batto, Azaguié, Danané, Bangolo, etc.
Ce mercredi 18 janvier 2017, ce sont le port d’Abidjan et la SIR qui sont passés sous le contrôle des FDS. L’activité économique est paralysée sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs dizaines de camions de cacao et de café sont bloqués aux ports d’Abidjan et de San Pedro.
A ce jour on déplore quatre (4) morts selon le gouvernement, dont deux (2) militaires de l’EFA de Yamoussoukro (Zambakro) tués dans un accrochage avec la garde Républicaine.
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) présente aux familles de ces soldats ses sincères condoléances les plus attristées et à toutes les victimes de ces graves évènements sa compassion.
Dans un certain nombre de localités, la tension monte entre ex-combattants des ex-FAFN et ex-FDS. Les Ivoiriens retiennent leur souffle.
Pendant que le gouvernement se débattait pour trouver une issue aux revendications des militaires, ce sont les fonctionnaires ivoiriens réunis au sein de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IF-CI) qui déclenchent un mouvement de grève de cinq jours du lundi 9 au vendredi 13 janvier 2017.
Le mercredi 07 décembre 2016 un préavis d’arrêt de travail avait été adressé au gouvernement à la suite de l’échec des négociations qui avaient suivi la grève dite ‘’d’avertissement’’ de 3 jours de novembre 2016 (08 au 10 novembre).
Rappelons que le 5 mai 2016, j’ai animé ici même une conférence de presse sur la situation socio-politique nationale pour évoquer avec vous la grogne et les tensions sociales qui avaient atteint des niveaux alarmants dans de nombreux domaines : Enseignement Supérieur, Education nationale, Défense et Sécurité, cherté de la vie, Santé publique, Fonction Publique, Cohésion sociale, etc. et pour analyser avec vous les réponses que le Chef de l’Etat avait apporté aux cahiers de revendications des Centrales Syndicales le 1er mai 2016.
Neuf (9) mois après, force est de constater qu’aucune solution n’a été apportée aux nombreuses revendications qui avaient portées à l’époque sur :
– Les revenus et les pouvoirs d’achat des travailleurs ;
– La sécurité des personnes et des biens ;
– La liberté syndicale ;
– De nombreuses revendications du code du travail et la question du nouveau statut général de la fonction publique ;
– La valorisation du genre ;
– Le traitement du secteur informel ;
– La question du dialogue politique et de la réconciliation nationale.
A l’occasion du présent mouvement de grève, les revendications des 62 syndicats membres de l’IF-CI ont porté sur quatre (4) points :
– Le retrait des dispositions antisociales de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012 portant organisation des régimes de pensions gérées par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (CGRAE).
– Le paiement effectif et immédiat du stock des arriérés de salaires des fonctionnaires dus au titre du déblocage et de la revalorisation des salaires de 2009, et d’un montant de 243 milliards FCFA ;
– L’intégration à la fonction publique des agents journaliers du secteur public de la Santé (garçon et fille de salle) ;
– L’arrêt des violations des libertés Syndicales.
A ces revendications s’ajoutent celles spécifiques au MIDD et à la FESCI.
Le MIDD demande :
– La revalorisation de la prime annuelle de direction ;
– Son association aux réflexions sur les questions liées au programme de l’Ecole gratuite et obligatoire (Infrastructures, qualité des enseignements, conditions de vie et de travail des Instituteurs) ;
– La disparition de la catégorie des Instituteurs dits Adjoints et l’instauration d’une catégorie unique d’instituteurs ;
– La réinstauration des précomptes pour faciliter le projet immobilier des Instituteurs (MIDD).
Quant à la FESCI, elle menace de lancer un nouveau mouvement de grève si deux (2) revendications majeures ne sont pas satisfaites, à savoir :
– L’attribution des bourses 2015-2016 ;
– l’arrêt des inscriptions en ligne tant que les rapports sur les litiges opposant les étudiants aux universités ne sont pas rendus publics et que ce contentieux n’ait pas été vidé.
D’autres revendications ont été évoquées par le Secrétaire Général de la FESCI au cours de son point de presse du 5 janvier 2017 :
– La programmation des soutenances du Brevet de Techniciens Supérieurs (BTS) ;
– La fin des frais de soutenance ;
– L’équipement des laboratoires des universités Lorougnon Guédé de Daloa, Nangui-Abrogoua, Paleforo Gon Coulibaly de Korhogo et Alassane Ouattara de Bouaké ;
– L’arrêt du paiement de la somme de 5000 F CFA par étudiant concerné par la 2ème phase de l’orientation des nouveaux bacheliers ;
– L’ouverture de la résidence Mermoz-Cocody ;
– L’homologation des frais d’inscription dans les Grandes Ecoles ;
– La couverture Wifi des universités nationales en vue de la mise en œuvre du projet d’université virtuelle.
Le mouvement de grève de l’IF-CI a été largement suivi (80 à 90%). 100% dans le secteur Education/formation. Durant la semaine des services entiers sont restés fermés et les activités administratives ont été paralysées. L’impact sur l’économie nationale est indéniable.
A la forte mobilisation des syndicats et à l’adhésion de la quasi-totalité des fonctionnaires au mot d’ordre de grève, le gouvernement a répondu par des actes d’intimidation et de répression. L’IF-CI a donc décidé de reconduire purement et simplement son mot d’ordre pour cinq autres jours à compter du lundi 16 janvier 2017, sans service minimum.
De graves perturbations ont été enregistrées ce lundi. La grève a entrainé des violences à Abidjan et dans plusieurs localités du pays, causées par des élèves réclamant le retour en classe de leurs enseignants, pendant que les élèves étaient délogés, des établissements scolaires partout dans le pays. Malgré l’intervention musclée des éléments de l’ONUCI, élèves, enseignants et personnels administratifs du collège Jean-Mermoz ont été délogés sans ménagement.
Sous la pression d’une horde d’élèves, la Tour D de la cité Administrative abritant le Ministère de l’Education Nationale a été fermée. Le mardi 17 janvier 2017, tous les services de l’Administration étaient déserts.
Avant d’être militaire et sociale, cette énième crise est d’abord politique. Elle n’est que la réplique de la grave crise sociopolitique que traverse le pays depuis plus d’une dizaine d’années.
Au moment où l’Organisation des Nations-Unis plie bagages, estimant avoir terminé sa mission, ces évènements viennent nous démontrer qu’il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la paix et de la stabilité. La Côte d’Ivoire est toujours en crise. Le message que ces évènements véhiculent est clair : ce régime souffre d’un déficit chronique et grave de légitimité. D’où les actes de défiances à travers les grèves incessantes accompagnées d’actes de violences, les attaques contre les symboles de l’Etat, la désaffection des populations vis-à-vis de la politique et des processus électoraux, son impuissance à apporter une réponse politique, éthique et républicaine aux chantages de ceux qui l’ont accompagné au pouvoir par le moyen des armes, l’enlisement du pays dans la crise et l’aggravation de la situation.
Cette situation témoigne aussi que le régime d’Alassane Ouattara vit dans l’illusion et sur le faux. Mais cette situation s’explique.
Elle trouve son explication dans l’obstination de Monsieur Alassane Ouattara à refuser d’emprunter la seule voie de rédemption pour notre pays, la voie que je lui propose avec insistance depuis 2013, celle dans laquelle l’invite la Communauté Internationale à travers les multiples Résolutions des Nations-Unies, celle qu’attendent avec impatience nos compatriotes, la voie de la réconciliation nationale et d’une paix durable en Côte d’Ivoire.
Alassane Ouattara a échoué. Il a échoué à réconcilier les Ivoiriens. Il a échoué à promouvoir une justice indépendante, impartiale et crédible. Il a échoué à bâtir une armée républicaine, à garantir la stabilité du pays et à assurer la sécurité des personnes et des biens.
Il a échoué à conduire une saine gestion des deniers publics et à préserver le pays de la corruption, du népotisme et du clientélisme. Il a échoué à restaurer l’image et le prestige de la Côte d’Ivoire. Il a divisé les Ivoiriens. Il a divisé le pays. Il vient de faire exploser l’Armée.
Ses choix stratégiques dictés par le ressentiment et la soif de vengeance ont conduit le pays dans l’impasse. Il faut en sortir. C’est lui-même qui disait en octobre 2010, à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle : « quand on est incapable de gérer le pays on quitte le pouvoir ; quand on a échoué dans les grandes démocraties, on quitte le pouvoir ; quand on a été incapable de ramener la paix à son pays, on quitte le pouvoir ». Je l’invite à tirer les conséquences de sa propre logique en demissionnant.
En tout état de cause, la gravité de la situation actuelle, le risque d’implosion que court le pays, et l’urgence d’y trouver une solution définitive et durable exigent la mobilisation et l’implication de toutes les forces vives de la nation.
C’est pourquoi j’appelle solennellement à réunir sans délai toutes les forces vives de la nation en vue de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et de transition.
La mission de ce gouvernement sera :
– De conclure une trêve avec toutes les organisations politiques, militaires, syndicales et sociales impliquées dans la crise et d’engager les négociations en vue de la résolution durable des problèmes auxquels les populations ivoiriennes sont confrontées;
– d’assainir l’environnement, et de normaliser la vie politique et sociale à travers la libéralisation de tous les prisonniers politiques, civils et militaires ;
– d’organiser le retour de tous les exilés et déplacés de guerre, le dégel total des comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées par ces mesures ;
– d’organiser les Etats Généraux de la Républiques (EGR) pour fonder la réconciliation nationale, proposer des réparations sans discriminations pour toutes les victimes des graves évènements que le pays a connu ces quinze (15) dernières années, ainsi que tous moyens pouvant contribuer à guérir des traumatismes subis ;
– de procéder à la re-écriture de la Constitution ;
– d’adopter les reformes législatives nécessaires à la consolidation de l’Etat de droit ; de la cohésion sociale, des libertés et de la démocratie ;
– de reformer le système de Sécurité nationale (RSS) ;
– Etc…
J’invite les Nations-Unies, l’Union Africaine, toutes les Organisations sous-régionales ainsi que tous les pays amis que la situation de crise endémique en Côte d’Ivoire préoccupe, qui se sont mobilisées depuis de nombreuses années afin que ce pays ne sombre pas, à s’impliquer pour contraindre monsieur Alassane Ouattara à la libération de la Côte d’Ivoire et à la réconciliation nationale.
Ivoiriennes, Ivoiriens, le pays nous appelle. Le destin de notre pays est en jeu. Levons-nous et mobilisons-nous pour les futures batailles auxquelles la paix, l’unité, la stabilité et la prospérité de notre pays nous invite.
Je vous remercie
Honorable Pascal AFFI N’Guessan
Ses choix stratégiques dictés par le ressentiment et la soif de vengeance ont conduit le pays dans l’impasse. Il faut en sortir. C’est lui-même qui disait en octobre 2010, à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle : « quand on est incapable de gérer le pays on quitte le pouvoir ; quand on a échoué dans les grandes démocraties, on quitte le pouvoir ; quand on a été incapable de ramener la paix à son pays, on quitte le pouvoir ». Je l’invite à tirer les conséquences de sa propre logique en démissionnant.

Côte d’Ivoire : communiqué du Gouvernement relatif aux revendications syndicales des fonctionnaires

La Plateforme Nationale des Organisations Professionnelles du Secteur Public de Côte d’Ivoire et l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire, deux collectifs de syndicats, sont entrés en grève depuis le lundi 09 janvier 2017.

Par cet arrêt de travail, les collectifs de syndicats concernés souhaitent obtenir du Gouvernement la satisfaction des revendications ci-après :

  1. le retrait de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012, portant organisation des régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE) ;
  2. le paiement du stock des arriérés liés aux mesures actées par le Gouvernement en 2009 estimé à 249.6 milliards de FCFA ;
  3. la revalorisation indiciaire de 150 points pour les emplois ne bénéficiant pas d’une grille particulière estimée à 21 milliards de FCFA ;
  4. l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction Publique ;
  5. le respect de la liberté syndicale (demande de prélèvement à la source des cotisations des syndiqués pour le compte des syndicats et la mutation des responsables syndicaux) ;

Les autres organisations syndicales ont aussi saisi le Gouvernement essentiellement sur les problèmes que suscite l’application de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012 et les précomptes.

Soucieux de préserver la paix sociale, le Premier Ministre, Amadou Gon Coulibaly a, réaffirmé, dès sa prise de fonction, le lundi 16 janvier 2017, la ferme volonté du Gouvernement à rechercher avec l’ensemble des partenaires sociaux, une solution à chacun des problèmes auxquels ils sont confrontés.

Dans ce cadre, une rencontre de négociation entre le Gouvernement représenté par quatre membres et les responsables syndicaux s’est tenue le lundi 16 janvier 2017.

Le mercredi 18 janvier 2017, des échanges en Conseil des Ministres, présidé par Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République, ont permis d’aboutir à des propositions.

Une rencontre a eu lieu ce jeudi 19 janvier 2017, en vue de communiquer aux organisations syndicales concernées les propositions du Gouvernement dans le sens d’une sortie de la crise. Cette rencontre a vu la participation de huit membres du Gouvernement.

Les points de revendications qui ont fait l’objet d’accord du Gouvernement sont les suivants :

 

1- Sur les cinq (5) principales revendications liées aux régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE), le Gouvernement a marqué son accord sur quatre (4). Il s’agit :

✓ du rétablissement du capital décès, soit 12 mois de salaire

✓ du rétablissement des allocations familiales

✓ du rétablissement de la majoration pour famille nombreuse, avec la prise en compte d’un nombre maximum de 6 enfants, de 16 à 21 ans

✓ de la jouissance immédiate de la pension de réversion sans condition;

2- l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction Publique telle que déjà décidée par le Gouvernement et mise en œuvre en 2016 par l’intégration de 1000 agents journaliers. Le solde de 1800 sera intégré en 2017 et 2018.

3- la liberté syndicale avec l’autorisation des précomptes à la source au profit des syndicats ;

 

Les discussions se poursuivront ce vendredi 20 janvier 2017 entre le Gouvernement et les organisations syndicales.

Le Gouvernement invite l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat à tenir compte des efforts considérables consentis depuis 2011 et qui coûtent à l’Etat, chaque année, 244,8 milliards de FCA. Il s’agit notamment du déblocage des salaires de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire, salaires qui étaient bloqués depuis 1988, et de la reprise des avancements indiciaires chaque deux (2) ans.

 

Fait à Abidjan, le jeudi 19 janvier 2017.

 

Pour le Gouvernement,

Pascal Kouakou ABINAN

Ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’Administration.

Côte d’Ivoire: Communiqué du Gouvernement sur la situation sécuritaire et sociale

Les 5, 6 et 7 janvier 2017, des soldats ont manifesté dans plusieurs villes de Côte d’Ivoire. Le Président de la République a immédiatement dépêché le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense à Bouaké, pour écouter les soldats et comprendre les motifs de leur mécontentement. Ces soldats revendiquaient d’une part le paiement de primes et d’autre part l’amélioration de leurs conditions de vie.
Il est à noter que ces soldats, issus des Ex-Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), avaient été désignés pour participer à des opérations de sécurisation du processus de sortie de crise, de 2007 à 2011. Les dispositions de l’Accord Politique de Ouagadougou prévoyaient à l’époque, leur prise en charge par le budget de l’Etat. Durant toute cette période, ces soldats n’ont perçu ni prime, ni salaire, contrairement aux autres soldats.
Concernant leurs conditions de vie et de travail, les soldats ont exprimé des préoccupations de toutes les forces armées sur la qualité de l’alimentation dans les casernes, l’équipement, le logement ainsi que le délai d’avancement d’un grade à l’autre.
La question des primes dues n’ayant pas fait l’objet d’une gestion diligente de la part de la hiérarchie militaire, le Président de la République a autorisé que celles-ci soient payées selon les modalités arrêtées à l’occasion des discussions entre les soldats et le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense.
Cependant, le Président de la République et le Gouvernement tiennent à rappeler qu’ils désapprouvent ce mode de revendication qui va à l’encontre de la mission des Forces de défense et de sécurité, qui est la protection des populations et du territoire national. Dans ce cadre, les soldats ont l’obligation de faire preuve de discipline et de rassurer l’ensemble des citoyens par leur comportement.
Par ailleurs, des dispositions ont commencé à être prises pour améliorer les conditions de vie et de travail de l’ensemble des militaires, des gendarmes et des policiers, conformément à la loi de programmation militaire et à la loi de programmation des forces de sécurité intérieure, votées le 11 janvier 2016, par l’Assemblée Nationale.
Le Président de la République et le Gouvernement déplorent les événements du mardi 17 janvier 2017, qui ont occasionné 4 décès et plusieurs blessés. Ils expriment leur compassion à toutes les victimes ainsi qu’à leurs familles. Des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités.
Le Président de la République a instruit les grands commandements de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police Nationale, ainsi que le Ministre chargé de la Défense d’initier des rencontres avec toutes les composantes de nos Forces de défense et de sécurité, afin de recenser toutes leurs préoccupations. Le Chef de l’Etat demande donc à l’ensemble des militaires, des gendarmes, des policiers, des douaniers, des agents des Eaux et Forêts et des gardes pénitentiaires de contribuer au retour au calme.
Le Président de la République les assure de sa ferme volonté d’améliorer leurs conditions de vie et de travail et de construire des Forces républicaines, au service de la Nation.
S’agissant des revendications sociales des fonctionnaires, le Conseil des Ministres, à l’écoute des partenaires sociaux et soucieux de leurs préoccupations, a examiné un certain nombre de mesures qui feront l’objet de propositions lors d’une rencontre, le jeudi 19 janvier 2017 à 10 heures, entre les Ministres en charge de cette question et l’intersyndicale des fonctionnaires.
Le Président de la République et le Gouvernement tiennent à rassurer les populations que tout est mis en oeuvre afin de trouver des solutions, dans les meilleurs délais, sur les questions sécuritaires et sociales et que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’étendue du territoire national.
Fait à Abidjan, le mercredi 18 janvier 2017
Bruno Nabagné KONE
Porte-parole du Gouvernement

QUI EST DIOULA?


A la question de quelqu’un qui me demandait s’il y a une ethnie dioula en Côte d’Ivoire, je tente de répondre et partage avec vous cette tentative.
Je suis plusieurs fois intervenu ici pour tenter une définition du dioula. Je vais encore m’y essayer si ça peut servir. L’ethnie dioula existe en côte d’ivoire. Elle fait partie du grand groupe malinké. C’est une société de classes et de castes. Ses membres sont à l’origine des cultivateurs. Ils sont situés dans les régions de boundiali et de kong et korhogo. On les appelle dioula ba. Ce qui est confirmé par les ethnologues. Selon ces derniers, dioula signifie « de la racine » diou : racine, la : « de la » ou « à la ». Cette assertion s’oppose à la thèse selon laquelle dioula serait une déformation de daoula (colporteur), nom attribué selon les historiens par les arabes aux commerçants maraka ou wangara installés dans la région actuelle de boundoukou (malagasso). De part de cette définition, ceux qui font le commerce sont appelés dioula. On dit alors dioulaya. Peu importe alors l’origine ethnique de la personne (malinké, gouro, senoufo, baoulé ou bété). Cependant pour les personnes qui ne sont du groupe malinké, le dioula ce sont tous ceux qui sont musulmans. Même un akan, ou krou qui devient musulman est appelé dioula aussi.

Dans les villes du sud où sont nés les dioulabougou, ceux qui résidaient (senoufo, malinké, autres étrangers) étaient considérés par leurs hôtes comme des dioula, le point commun étant le lieu de résidence et le partage de la langue et parfois de la même religion. Lorsque la carte de séjour est instituée, la chasse se fera dans les dioulabougou et dans tous les environs qui pouvait respirer du musulman. La logique alors était, étranger = musulman= dioula. Cette situation crée de fait une solidarité entre tous les malinkés d’abord ensuite tous les musulmans peu importe qu’ils soient ivoiriens ou non. L’idée alors est que puisque vous nous frappez du même bâton alors nous nous mettons ensemble pour mieux supporter les coups. L’amalgame que les autres ont fait et l’oppression du groupe sans distinction d’origine a fait que tous ceux qui sont du nord ivoirien et du grand nord en général sont considérés comme dioula. Voilà comment selon mon humble la notion a évolué pour s’appliquer à un groupe hétéroclite.quel est votre avis et votre expérience?

Moussa SANGARE

-Consultant en gestion des entreprises scolaires et universitaires ;

-Chef d’établissement scolaire privé ;

-Secrétaire chargé de l’éducation du comité de pilotage des projets du conseil supérieur des Imams de Côte d’Ivoire ;

 

Côte d’Ivoire: les nominations se poursuivent

Le Président Alassane OUATTARA a procédé à la signature de plusieurs décrets de nomination :

1. M. Robert BEUGRE MAMBE, Ministre auprès du Président de la République, chargé des VIIIèmes Jeux de la Francophonie de 2017 à Abidjan

2. M. Fidèle Gboroton SARASSORO, Directeur de Cabinet du Président de la République

3. M. Théophile Ahoua N’DOLI, Directeur de Cabinet du Vice-Président de la République

4. M. Philippe SEREY-EIFFEL, Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Chef du Gouvernement

5. Mme Eliane Atté BIMANAGBO, en qualité de Secrétaire Général du Gouvernement

Le 1er Gouvernement Amadou Gon Coulibaly

La Composition du gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a été  rendu publique ce 11 janvier 2017 : 14 sortants et 7 nouveaux arrivants. 6 femmes, 2 ministères d’Etat, 1 Secrétariat d’Etat.

1- Premier Ministre, Chef du Gouvernement : M. Amadou Gon COULIBALY

2- Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Hamed BAKAYOKO

3- Ministre des Affaires Etrangères : M. Amon Marcel TANOH

4- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des droits de l’Homme : M. Sansan KAMBILE

5- Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : M. Ally COULIBALY

6-Ministre de l’Industrie et des mines: M. Jean Claude BROU

7- Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle: Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

8 – Ministre de l’Agriculture et du développement rural : M. Mamadou Sangafowa Coulibaly

9-Ministre des Ressources animales et halieutiques: M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI

10-Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA

11 – Ministre des Transports : M. Amadou KONE

12-Ministre du Budget et du portefeuille de l’Etat : M . Aboudrahamane CISSE

13-Ministre l’Economie et des finances : M. Adama KONE

14-Ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la poste, porte-parole du gouvernement : M. Bruno KONE

15-Ministre de l’Emploi et de la protection sociale : M. Jean Claude KOUASSI

16- Ministre de la salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable , Porte-parole Adjoint du gouvernement : Mme Anne Désirée OULOTO

17-Ministre de la Santé et hygiène publique : Mme Raymonde Goudou KOFFI

18-Ministre des sports et des loisirs : François Albert AMICHIA

19-Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Bandaman KOUAKOU

20- Ministre des Infrastructures Economiques : M. Amédé Koffi KOUAKOU

21- Ministre du Pétrole, de l’Energie et de l’Energie Renouvelable : M. Thierry TANOH

22-Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Mme Ramata- Ly BAKAYOKO

23-Ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration : M. Pascal Abinan KOUAKOU

24-Ministre de la Solidarité, de la femme et de la protection de l’enfant : Mme Mariatou KONE

25-Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME : M. Souleymane DIARRASSOUBA

26-Ministre de la Construction, du logement, de l’assainissement et de l’Urbanisme : M. Claude Issac DEH

27-Ministre des Eaux et forêts: le Général Issa Coulibaly

28-Ministre de la protection de la Jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique :  M.Sidi Tiémoko TOURE

29-Ministre du Tourisme : M. Siandou FOFANA

30-Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle : M.Mamadou TOURE

Au titre de la présidence de la République
Sont nommés :
Secrétaire Général de la Présidence de la République:
M. Patrick ACHI

Ministre d’Etat auprès du Président de la République, chargé du Dialogue Politique et des Relations avec les Institutions :
M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre des Affaires Présidentielles :
M. Téné Birahima OUATTARA

Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense :
M. Alain Richard DONWAHI

 

AEEMCI: le discours d’adieu de Kone Mamadou

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs, en vos rangs, grade et qualité

En décembre 2014 à  l’issue du 17ème congrès de notre structure, vous m’avez fait l’honneur de me confier la lourde mais exaltante mission de conduire la destinée  de notre organisation ; sans  pour autant que je  sois le meilleur d’entre nous. Depuis,  vous m’avez entouré de vos  soins, de votre assistance et de votre bienveillante attention.

Ensemble nous avons avec détermination et persévérance,  posé des pas, encore  d’autres pas, nous avons tenu gagné chaque pas.

Nous avons mis un point d’honneur à essayer d’exercer un rôle rassembleur afin de consolider les acquits des 40 ans d’existence de notre association.

Chers frères et sœurs, l’heure est venue de passer le témoin à mon successeur, mais bien avant, qu’il me soit permis de vous traduire ma sincère reconnaissance à chacun et à chacune de vous, vous mes contemporains aeemcistes à quelque poste que vous soyez, vous les ainés à quelque génération à laquelle vous  apparteniez. Je ne pourrai vous citer individuellement au-dessus de cette tribune, mais ne suffit-il pas qu’Allah Soubhana wataallah  soit témoin de toute chose ?

Celui qui proclame dans le Saint Cor’an à la Sourate 11 verset 115, et je cite : « Et sois patient. Certes Allah ne laisse pas perdre la récompense des gens bienfaisant».

Puisse-t-il nous accorder tout le mérite de nos efforts et que cette récompense soit le paradis !!!

A l’issue de la mobilisation sans précédant de la grande famille Aeemci, au terme du diagnostique sans complaisance posé lors de la commémoration des 40 ans, l’Aeemci, nonobstant les grands défis qui se dressent à chaque articulation de son histoire, est aujourd’hui une association qui va de l’avant, dont la crédibilité et l’aura sont en évolution ascendante.

Toutefois, Chers frères et sœurs, le seuil de satisfaction d’un besoin aussi vital que celui  de la culture de la foi islamique dans un monde qui perd de jour en jour ses repères n’étant jamais définitivement atteint, les grands défis de la victoire totale dans ce secteur  resteront toujours à relever.

Je voudrais donc exhorter chacun et chacune de nous à poursuivre l’effort, en nous appropriant cette sagesse : « Quand on ne peut rebrousser chemin, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant ».

Monsieur le nouvel Amir, cher frère, je te souhaite le meilleur avec tes nouvelles charges. Qu’Allah te soutienne dans cette noble mission, que cette mandature au-delà de l’AEEMCI apporte encore plus de bien à notre communauté et à notre cher pays la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie !

 

Ramadan 2015: le Président de la République de Côte d’Ivoire fait ses dons aux Imams

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Hier mardi 16 juin 2015, une délégation conduite par Monsieur Koné Drissa, Directeur de Cabinet Adjoint, est venue au nom du Président de la République, le Dr Alassane Ouattara, remettre un important don aux imams. La délégation de la présidence était composée de messieurs Diané conseiller aux Droits de l’Hommes, Cissé Moustapha, directeur général de la société ivoirienne du patrimoine ferroviaire, Mesdames Fofana Née Sacko, représentant, madame le Député de Treichville, Aminata Toungara, Fatoumata Diakité épouse Kanaté et Kady Traoré, chargée de communication à la présidence.

Prenant la parole, monsieur Koné s’est adressé en ces termes aux imams réunis autour du Cheichoul Aïma dans le cadre de la réunion hebdomadaire du COSIM : « Le président m’a demandé de conduire cette délégation aux fins de venir remettre au conseil supérieur des imams d’Abidjan une contribution pour le bon déroulement du mois de ramadan prochain. Un geste fraternel en pareille période de l’année pour témoigner toute son affection à la communauté musulmane de Côte d’Ivoire à travers le Conseil Supérieur des Imams. Lui exprimer toute sa reconnaissance. Demander à cette communauté de continuer de prier comme elle l’a si bien fait pendant les moments difficiles qui sont heureusement loin derrière nous et chacun le constate. Demander aux imams de redoubler d’effort pour que la paix qui a commencé à gagner le cœur de la majorité des ivoiriens, puisse d’avantage imprégner leur quotidien. Que le travail qui a commencé avec un gouvernement qui est au travail, comme il aime le dire et duquel il est satisfait, vu les résultats que nous constatons sur le terrain, que ce travail puisse se dérouler dans la paix, dans la concorde national et dans un esprit d’unité de tous les ivoiriens. Que ce qu’il entrevoit pour ce pays, puisse se dérouler grâce à vos bénédictions et à vos prières sous les meilleurs auspices pour tous les ivoiriens afin que chacun puisse en bénéficier. Il m’a chargé de vous remettre sa contribution constituer de 4 tonnes de riz et de 4 tonnes de sucre et la somme de 1500000 F CFA. »

En réponse aux propos de Monsieur Koné, le guide de la communauté musulmane de Côte d’Ivoire a, au nom de tous les imams de Côte d’Ivoire, adressé ses remerciements et ses félicitations à la délégation du président de la république. Il a ajouté en outre que « ce n’est pas une surprise, mais une tradition. Chaque année nous recevons cette délégation. Nous lui demandons en retour de transmettre au président de la République, le Dr Alassane Dramane Ouattara, nos remerciements et notre reconnaissance du fait qu’il pense et qu’il pense toujours à tous les ivoiriens et en particulier à la communauté des imams que nous sommes. Nous le remercions et nous lui présentons toute notre gratitude, pour tout ce qui est fait pour la communauté musulmane. Concernant la prière qu’il nous demande de faire, nous avons l’habitude de dire que lorsque le poisson prie pour l’eau en réalité, il ne prie que pour lui-même. Notre prière est obligatoire pour ce pays, comme elle l’est pour son dirigeant et tous ses collaborateurs. Fasse Dieu que le navire ivoire qu’ils conduisent arrive à bon port dans la paix, la prospérité, l’entente, la cohésion sociale. Que tous les ivoiriens puissent s’entendre, s’unir et être solidaire pour sauver le pays et pour sauver le navire ».