Dame Marguerite Gado, mère de l’ex Président Ivoirien Laurent Gbagbo est décédée

Dame Marguerite Gado, mère de Laurent Gbagbo

Dame Marguerite Gado, mère de Laurent Gbagbo

L’ex Président Ivoirien, Laurent Gbagbo actuellement emprisonné à La Haye dans l’attente de son procès par la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crimes contre l’humanité  suite à son refus de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara  à la présidentielle de 2010 plongeant  ainsi la Côte d’Ivoire dans une grave crise qui a fait plus de 3.000 morts est encore frappé par une très triste nouvelle.

En effet, sa vielle maman de 94 ans est décédée hier mercredi 15 novembre 2014 à Yamoussoukro alors qu’elle était en route pour son village natal. Dame Marguerite Gado, mère de M. Gbagbo est rentrée dimanche du Ghana où elle vivait depuis la chute de son fils. L’une de ses dernières volontés raconte-t-on était de mourir sur la terre de ses ancêtres, malheureusement cette volonté n’a pu être respecté.

Ce qui m’affecte le plus ce sont les débats politiques insensés autour de la dépouille de mémé Gado. Pour certains partisans  de Gbagbo, c’est la faute au régime actuel si la mère de leur mentor est décédée dans ces conditions. Par contre certains partisans de l’actuel Président Alassane Ouattara accuse les proches de Gbagbo d’avoir précipité la mort de la ’’vieille’’, car selon eux ceux-ci ont catégoriquement refusé toutes les propositions d’aide du gouvernement en vu de procurer un mieux être à  dame Marguerite Gado.

RIP

 

L’obtention du permis de conduire ivoirien: le calvaire des usagers

Une vue du rang à l’intérieur de la clôture

Une vue du rang à l’intérieur de la clôture

Selon le ministre des transports, Gaoussou Touré, le Centre de Gestion Intégrée (CGI) des opérations de transport routier de Côte d’Ivoire, sis à Treichville, sur le boulevard Valéry Giscard d’Estaing est une innovation qui permettra de mettre en place une base de données unique, utilisant les techniques et outils modernes qui simplifieront et sécuriseront l’ensemble des opérations du transport routier dont le traitement et l’édition des différents documents que sont le permis de conduire, la carte grise, l’autorisation de transport, la carte et le registre de transporteurs et conducteurs et l’immatriculation des véhicules. Mais à côté de ce grand rêve du ministre se trouve une triste réalité, un enfer  pour les usagers. Voici le récit d’un usager qui vient d’obtenir son permis de conduire.

« J’ai introduit d’abord ma demande de permis de conduire  auprès de la défunte SONATT  (Société nationale des transports terrestres), après toutes les étapes j’ai été informé que je ne devais attendre que la logistique du nouvel operateur pour la reforme soit prête avant d’avoir mon permis. J’ai dû attendre des mois avant que  Centre de Gestion Intégrée ne soit effectivement opérationnelle.

Lorsque le  Centre de Gestion Intégrée a commencé à imprimer les permis, il a été demandé à nous ;  anciens clients de la défunte Société nationale des transports terrestres d’attendre que nos dossiers soient transmis au nouvel opérateur. Là encore j’ai attendu des mois, finalement après plusieurs va-et-vient, j’ai été obligé de payer la somme de 5000 F CFA à la porte N° 10 , 5ème étage de la Tour C au Plateau pour avoirs mon dossier. Le jour j’ai pris mes dossiers, je pensais avoir fait le plus long du trajet tant le ministère avait vanté la qualité de la prestation du Centre de Gestion Intégrée.

Je suis arrivé au Centre de Gestion Intégrée un matin vers 5h et la queue du rang était déjà à l’entrée de IVOSEP. Vu la longueur du rang, je n’avais aucune chance ce jour d’avoir accès au service, j’ai quand même gardé ma place dans ce rang long de plus d’un kilomètre. Vers 8h, j’en entendu dire que les policiers qui garde l’entrée faisaient enter les auditeurs sans faire le rang moyennant 5000 FCFA, j’ai payé ce montant et les policiers m’ont fait entrer vers 10h. Tout heureux d’avoir contourné les difficultés, j’ai été encore désagréablement surpris par la lenteur du service.  Je suis resté dans ce rang jusqu’à 19h, et c’est à cette que je suis arrivé à l’étape de la visite médicale, j’ai obligé de revenir le lentement faire cette étape indispensable. J’ai finalement terminé toutes les étapes le lentement vers 12h et je suis  repassé trois  jours après récupérer mon permis de conduire. Je trouve donc que la propagande médiatique du ministère du transport n’a rien à voir avec les difficultés du terrain car beaucoup de choses restent à parfaire au Centre de Gestion Intégrée (CGI)

La tête du rang à l'entrée du Centre de Gestion Intégrée (CGI)

La tête du rang à l’entrée du Centre de Gestion Intégrée (CGI)

Où veut-on qu’ils aillent?

 sococe

J’ai écouté à la radio le communiqué de la direction des supermarchés sococé, cap sud, prima, etc. relative à « l’envahissement » (mot pris sur ODCI) de leur magasin par les enfants « russes » (ça c’est de moi) à l’occasion des fêtes musulmanes. Ledit communiqué informe surtout que seuls les enfants accompagnés (par les parents) pourront avoir accès aux magasins (Et les autres?). On peut bien comprendre la réaction de ladite direction. Toutefois, on peut aussi se demander: Où veut-on qu’ils aillent?

Nos communes abidjanaises n’offrent absolument aucuns lieux de divertissement public où les enfants (surtout de pauvres) pourraient venir passer du temps à des occasions spéciales comme durant les fêtes. Aucun parc d’attraction, aucune foire, plus de cinéma (pour tous), rien. Alors où peuvent aller nos enfants pour se divertir et se changer des vicissitudes de leur vie quotidienne?

Le zoo d’abidjan n’a plus rien d’attrayant et les « conditions de détention » des animaux rappelleraient bien de misères personnelles. Les glaciers et autres fast-food sont pour la majorité un luxe inaccessible. Plus de bals poussière improvisés, danses de « simpa » ou « goumbé » et fêtes foraines… A nos enfants, il ne reste rien à part les grandes surfaces où ils peuvent venir exhiber le nouveau bazin ou le pagne acheté au prix d’harassantes journées de petits cireurs à Abobo ou de « porteuses de bagages » à Adjamé. Que leur restera-t-il si on devait leur fermer ce seul cadre de divertissement? Nous avons de la chance que certains de nos petits frères et enfant s’émerveillent encore devant des paquets de biscuits ou un sachet de popito. Oui, nous avons de la chance qu’ils gardent encore de leur innocence et parcourent des kilomètres (parfois à pied) juste pour se prendre en photo devant une fontaine ou des étals.

Quand ils n’auront plus que les maquis et fumoirs (où personne ne les chasserait tant qu’ils payent), ils grossiront les rangs des « microbes », des prostituées mineures et autres petits délinquants. Et avec la peur de croiser leur chemin, nous regretterons tous qu’on leur ait ôté leur cadre de divertissement et leur innocence avec… A tous ceux dont la voix porte, dites donc aux dirigeants des supermarchés qu’ouvrir leurs portes à nos enfants, est plus un acte de générosité, c’est un acte de salut public. En ce lendemain de Tabaski, ceci est ma bouteille à la mer de nos consciences et surtout à celle de nos élus et autorités administratives afin que dans nos villes, on recrée des cadres de divertissements accessibles à tous. Aid mubarak

                                                                                                                                                                                          Mouslil D. BAMABA