Notre rêve de bambin était de rouler le vélo

Vélo traditionnel africain

Vélo traditionnel africain

Comme tous les bambins de mon âge, notre rêve le plus fou était d’apprendre à monter à vélo. Je suis né à Bonon (village agricole situé à 400 km d’Abidjan), le vélo dans les villages au cœur de la forêt, comme Bonon, reste le moyen de déplacement le plus accessible et le plus prisé, à cause du manque de route et des conditions de vie modeste des villageois.

Le vélo sert à tout faire: transporter les malades à l’hôpital, transporter les nouvelles mariées chez leurs époux, se déplacer d’un village à un autre ou même aller en ville, transporter la récolte des champs au village, pour ne citer que ces éléments. En un mot, la vie au village se fait autour du vélo. Comprenez donc la place que ce moyen de déplacement occupe dans le cœur de chaque père de famille.

Si le vélo est tant utile aux grandes personnes que dire des bambins. Nous avions pour habitude de prendre les vélos de nos parents chaque soir après les travaux champêtres, en groupe nous apprenions à rouler. Que de chutes, que de blessures, que d’accidents, que de coups de bâtons. Nous avons enduré toutes ces difficultés car il ne fallait pas perdre de vu l’objectif : maîtriser le vélo. Car le bambin de notre âge, qui ne savait pas rouler à vélo, était considéré comme un incapable et une personne inutile à la société.

Le vélo reste un moyen de déplacement incontournable dans le milieu rural car il est, non seulement adapté aux pistes villageoise, mais aussi accessible aux personnes les plus modestes, avec 50 000 F CFA (76 Euros) on peut avoir son vélo.

C’est avec émotion que je parle du vélo. En effet parler du vélo, c’est retracer mon enfance, cette enfance si innocente et si agréable sur les pistes poussiéreuses du village. Que de souvenirs !!!

@_magnaled

Qui est le nouveau patron de la jeunesse estudiantine musulmane de Côte d’Ivoire?

Cérémonie de clôture du 17ème congrès de l'AEEMCI

Cérémonie de clôture du 17ème congrès de l’AEEMCI

Il a été porté à la tête de l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (Aeemci) à l’issue de son 17ème congrès.

Koné Mamadou succède à El Hadj Mamadou Gnénéfoli Ouattara dont il a été le deuxième Vice-Amir durant le mandat 2013-2015.

Etudiant en Master de Marketingcommunication à l’Université Polyvalente du Maghreb en Côte d’Ivoire, l’Amir fraichement désigné a occupé de nombreux postes au sein des différents organes de cette structure qu’il a ‘’épousé’’ à Bouaflé, une localité situé au centre-ouest de la Côte d’Ivoire à 400 km d’Abidjan.

’Ma rencontre avec l’AEEMCI a été faite au Lycée moderne de Bouaflé, j’ai été approché par les dirigeants locaux de la structure du moment mais je n’ai pas tout de suite répondu à leur invitation, a t-il révélé.

‘’Avec leur insistance et la diversité des personnes qui me courtisaient’’, poursuit l’Amir Koné Mamadou, ‘’ j’ai été obligé d’assister à quelques activité’’.

Après quelques mois de réflexion, c’est parti pour une belle et riche aventure. ‘’Ma décision réelle d’adhérer à l’AEEMCI a été pris en vacances. En effet, comme par hasard j’ai décidé de moi-même de devenir militant de l’AEEMCI la rentrée qui suivrait, juste après les inscriptions j’ai moi-même cherché les responsables de l’AEEMCI pour leur signifier mon adhésion à l’association. J’étais tellement motivé que l’année suivante j’ai commencé à occuper mes premiers postes de responsabilité’’, a-t-il ajouté

En termes de responsabilités l’on peut citer entres autres les postes de  Vice-président du S/C de Bouaflé,Secrétaire Général(Sg) de la section du lycée moderne de Bouaflé et SG du S/C de Bouaflé (2003-2005).

Après le baccalauréat, le natif de Bonon est orienté à l’ex-Université de Cocody (Université Félix Houphouët Boigny) où il décroche une licence en Lettres modernes. Il intègre la cellule spécialisée Auto-Ecole du Comité exécutif (2008-2010).Sous le mandat de l’Amir Vahama Kamagaté (2010-2013), il devient l’adjoint au Secrétariat national chargé de la communication et des relations extérieures avant d’être le titulaire de ce portefeuille quelques mois plus tard.

Le nouvel Amir a effectué de nombreuses missions pour le compte du Comité exécutif, tant à travers le pays profond, qu’au niveau de la sous-région où il a participé au Congrè de l’organisation des jeunesses musulmanes en Afrique de l’ouest, ou encore au colloque international des musulmans de l’espace francophone dont il en garde de nombreux bon souvenirs en 2010

Passionné des Technologies de l’information et de la communication, le 22ème premier responsable de notre cher AEEMCI, Koné Mamadou est un bloggeur.

Bosseur et passionné hors paire pour sa structure, ’’ce jeune loup’’ aura en charge les rênes de cette prestigieuse institution qui capitalise 40 ans d’activités socio-éducatives. 40 ans, l’âge de la maturité, le temps de la capitalisation des ressources humaines. Une véritable ‘’épreuve’’, des défis à relever. Rassurons-nous, il en est conscient et a besoin du soutien de tous. ‘, ‘’Je mesure également les exigences du moment. Je n’ai donc pas le droit de vous décevoir. Je voudrais à mon tour nous exhorter à l’union autour de notre vision et de nos valeurs.Oui c’est votre présence et votre engagement à nos côtés qui permettront à notre structure de gagner les compétitions qui s’imposent à elle aujourd’hui’’, dixit à la cérémonie de clôture du 17ème congrès en présence du Cheick Boikary Fofana et d’éminentes personnalités, le 28 décembre dernier.

L’aventure commence. Bonne chance M. l’Amir.

Par Salif Y.