Mutineries au sein de l’armée et grève de l’intersyndicale de la fonction publique, réaction du Front Populaire Iviorien (FPI)

POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU FPI

– Mesdames et Messieurs les journalistes,
– Chers amis de la presse nationale et internationale,
– Camarades militantes et militants,
Alors que je m’étais proposé de m’adresser aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens, ainsi qu’aux amis de la Côte d’Ivoire, le samedi 28 janvier 2017 à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du parti, l’actualité politique et sociale m’oblige à tenir ce point de presse pour me prononcer au nom du FPI, sur les graves évènements que vit le pays depuis le début de l’année.
Auparavant, je voudrais exprimer le vif souhait que cette année soit pour la presse nationale et internationale une année de paix, de liberté et de sécurité, une bonne et heureuse année.
Malheureusement, pour notre pays la Côte d’Ivoire l’année 2017 commence mal.
Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 janvier 2017, une mutinerie a éclaté à l’Etat-Major de la 3ème Région militaire de Bouaké. Elle était dirigée par un groupe de militaires, ex-combattants des ex-Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) intégrés à l’armée nationale dans le cadre du DDR et RSS après la prise du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara.
Les militaires réclament :
– Le paiement de primes dites prime « ECOMOG » d’un montant de 5 000 000 F CFA pour chaque militaire promises par Alassane Ouattara lors de la crise post-électorale de 2011 ;
– augmentation de salaires ;
– une villa pour chacun des militaires ;
– obtention de grades ;
– réduction du nombre d’années pour passer d’un grade à un autre ;
– obtention de grades ;
– amélioration des conditions de vies des militaires par la construction de nouvelles casernes.
Ces militaires ont attaqué les commissariats de police de Sokoura, Dar-es-Salam, se sont emparé de kalachnikovs et ont saccagé la préfecture de police de Bouaké. Ils ont assiégé ensuite les deux corridors des axes Bouaké-Abidjan et Bouaké-Katiola bloquant la circulation.
Dans la journée du vendredi 6 janvier 2017, le mouvement touche la ville de Daloa qui abrite la 2ème Région militaire. Des coups de feu éclatent au 2ème bataillon d’infanterie sis au quartier Orly 2. Les militaires arrachent des voitures des particuliers et des véhicules de Services publics. La panique gagne la ville. Les commerces ferment et les populations se barricadent.
Du vendredi 6 au samedi 7 janvier 2017, la mutinerie se propage aux principales villes du pays abritant des casernes militaires : Korhogo, Daoukro, Odienné, Man, Abidjan, Bondoukou, Duékoué, Bangolo, Guiglo, Tabou, Taï, Yamoussoukro, Touba, etc..
Les militaires encagoulés attaquent des commissariats de police emportant des armes ; des barrages sont érigés sur les artères des villes, des patrouilles mobiles à travers les rues tirent des coups de feu en l’air et provoquent la panique au sein de la population civile. Conséquences : les écoles, les marchés et les magasins ferment. La circulation est bloquée et la population se terre chez elle. A Abidjan, les mutins occupent (10 H) l’Etat-Major et le Ministère de la défense.
Le samedi 7 janvier 2017, le ministre de la Défense et le Colonel Ouattara Issiaka dit Wattao sont envoyés en mission à Bouaké pour y désamorcer la mutinerie.
Dans un premier temps, les émissaires du gouvernement refusent d’accéder aux revendications des mutins. Ils sont violemment malmenés et séquestrés. Ils ne seront libérés que tard dans la nuit après que le Chef de l’Etat lui-même aura confirmé l’accord du gouvernement de satisfaire toutes leurs revendications.
Le mardi 10 janvier 2017, le ministre de la défense porte l’information à la connaissance de tous les militaires au cours d’une rencontre à Akouédo.
Le mercredi 11 janvier 2017, comme réponse administrative à cette situation humiliante pour le gouvernement, un nouveau Chef d’Etat-Major, un nouveau Commandant Supérieur de la gendarmerie et un nouveau Directeur Général de la Police nationale sont nommés.
Le vendredi 13 janvier 2017, le Ministre de la défense est à nouveau envoyé en mission à Bouaké, en compagnie de nouveau CEMA. Ils sont porteurs d’une proposition du Chef de l’Etat de payer deux (2) millions F CFA à chaque mutin en deux temps. La question des maisons serait examinée ultérieurement. Les mutins entrent dans une colère noire. Ils l’expriment par des tirs nourris à l’intérieur de la résidence du Préfet. Les journalistes présents sont sommés de quitter les lieux. La délégation ministérielle est une nouvelle fois séquestrée et malmenée.
Après de longues négociations, les deux parties s’accordent sur la somme de douze (12) millions F CFA à payer à chaque mutin, soit deux (2) millions et dix (10) millions pour la villa. Rendez-vous est pris pour l’exécution de l’accord le lundi 16 janvier 2017. L’opinion nationale et internationale qui avait suivi les péripéties de cette affaire avec beaucoup d’attention et d’appréhension est à la fois rassurée et écœurée par la posture humiliante adoptée par le gouvernement. Elle était curieuse de savoir si cet engagement serait respecté ou pas.
Le lundi 16 janvier 2017 aux environs de 17 H les médias internationaux confirment que le paiement est effectif. Des virements bancaires ont été effectués au profit des mutins.
Comme il fallait s’y attendre, la décision de satisfaire les revendications des ex-combattants des Forces Nouvelles déclenche la réaction des autres entités de l’armée, notamment des ex-Forces de Défense et de Sécurité (ex-FDS). Ceux-ci refusent l’attitude discriminatoire du gouvernement et demandent un traitement équitable de tous les militaires.
Dans la nuit du lundi au mardi, le camp commando d’Abobo annonce les couleurs par des tirs nourris.
Toute la journée du mardi, la réaction s’étend aux autres villes du pays : Bouaké, Yamoussoukro, Man, Daloa, Bouaflé, Dimbokro, Bongouanou, M’Batto, Azaguié, Danané, Bangolo, etc.
Ce mercredi 18 janvier 2017, ce sont le port d’Abidjan et la SIR qui sont passés sous le contrôle des FDS. L’activité économique est paralysée sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs dizaines de camions de cacao et de café sont bloqués aux ports d’Abidjan et de San Pedro.
A ce jour on déplore quatre (4) morts selon le gouvernement, dont deux (2) militaires de l’EFA de Yamoussoukro (Zambakro) tués dans un accrochage avec la garde Républicaine.
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) présente aux familles de ces soldats ses sincères condoléances les plus attristées et à toutes les victimes de ces graves évènements sa compassion.
Dans un certain nombre de localités, la tension monte entre ex-combattants des ex-FAFN et ex-FDS. Les Ivoiriens retiennent leur souffle.
Pendant que le gouvernement se débattait pour trouver une issue aux revendications des militaires, ce sont les fonctionnaires ivoiriens réunis au sein de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IF-CI) qui déclenchent un mouvement de grève de cinq jours du lundi 9 au vendredi 13 janvier 2017.
Le mercredi 07 décembre 2016 un préavis d’arrêt de travail avait été adressé au gouvernement à la suite de l’échec des négociations qui avaient suivi la grève dite ‘’d’avertissement’’ de 3 jours de novembre 2016 (08 au 10 novembre).
Rappelons que le 5 mai 2016, j’ai animé ici même une conférence de presse sur la situation socio-politique nationale pour évoquer avec vous la grogne et les tensions sociales qui avaient atteint des niveaux alarmants dans de nombreux domaines : Enseignement Supérieur, Education nationale, Défense et Sécurité, cherté de la vie, Santé publique, Fonction Publique, Cohésion sociale, etc. et pour analyser avec vous les réponses que le Chef de l’Etat avait apporté aux cahiers de revendications des Centrales Syndicales le 1er mai 2016.
Neuf (9) mois après, force est de constater qu’aucune solution n’a été apportée aux nombreuses revendications qui avaient portées à l’époque sur :
– Les revenus et les pouvoirs d’achat des travailleurs ;
– La sécurité des personnes et des biens ;
– La liberté syndicale ;
– De nombreuses revendications du code du travail et la question du nouveau statut général de la fonction publique ;
– La valorisation du genre ;
– Le traitement du secteur informel ;
– La question du dialogue politique et de la réconciliation nationale.
A l’occasion du présent mouvement de grève, les revendications des 62 syndicats membres de l’IF-CI ont porté sur quatre (4) points :
– Le retrait des dispositions antisociales de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012 portant organisation des régimes de pensions gérées par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (CGRAE).
– Le paiement effectif et immédiat du stock des arriérés de salaires des fonctionnaires dus au titre du déblocage et de la revalorisation des salaires de 2009, et d’un montant de 243 milliards FCFA ;
– L’intégration à la fonction publique des agents journaliers du secteur public de la Santé (garçon et fille de salle) ;
– L’arrêt des violations des libertés Syndicales.
A ces revendications s’ajoutent celles spécifiques au MIDD et à la FESCI.
Le MIDD demande :
– La revalorisation de la prime annuelle de direction ;
– Son association aux réflexions sur les questions liées au programme de l’Ecole gratuite et obligatoire (Infrastructures, qualité des enseignements, conditions de vie et de travail des Instituteurs) ;
– La disparition de la catégorie des Instituteurs dits Adjoints et l’instauration d’une catégorie unique d’instituteurs ;
– La réinstauration des précomptes pour faciliter le projet immobilier des Instituteurs (MIDD).
Quant à la FESCI, elle menace de lancer un nouveau mouvement de grève si deux (2) revendications majeures ne sont pas satisfaites, à savoir :
– L’attribution des bourses 2015-2016 ;
– l’arrêt des inscriptions en ligne tant que les rapports sur les litiges opposant les étudiants aux universités ne sont pas rendus publics et que ce contentieux n’ait pas été vidé.
D’autres revendications ont été évoquées par le Secrétaire Général de la FESCI au cours de son point de presse du 5 janvier 2017 :
– La programmation des soutenances du Brevet de Techniciens Supérieurs (BTS) ;
– La fin des frais de soutenance ;
– L’équipement des laboratoires des universités Lorougnon Guédé de Daloa, Nangui-Abrogoua, Paleforo Gon Coulibaly de Korhogo et Alassane Ouattara de Bouaké ;
– L’arrêt du paiement de la somme de 5000 F CFA par étudiant concerné par la 2ème phase de l’orientation des nouveaux bacheliers ;
– L’ouverture de la résidence Mermoz-Cocody ;
– L’homologation des frais d’inscription dans les Grandes Ecoles ;
– La couverture Wifi des universités nationales en vue de la mise en œuvre du projet d’université virtuelle.
Le mouvement de grève de l’IF-CI a été largement suivi (80 à 90%). 100% dans le secteur Education/formation. Durant la semaine des services entiers sont restés fermés et les activités administratives ont été paralysées. L’impact sur l’économie nationale est indéniable.
A la forte mobilisation des syndicats et à l’adhésion de la quasi-totalité des fonctionnaires au mot d’ordre de grève, le gouvernement a répondu par des actes d’intimidation et de répression. L’IF-CI a donc décidé de reconduire purement et simplement son mot d’ordre pour cinq autres jours à compter du lundi 16 janvier 2017, sans service minimum.
De graves perturbations ont été enregistrées ce lundi. La grève a entrainé des violences à Abidjan et dans plusieurs localités du pays, causées par des élèves réclamant le retour en classe de leurs enseignants, pendant que les élèves étaient délogés, des établissements scolaires partout dans le pays. Malgré l’intervention musclée des éléments de l’ONUCI, élèves, enseignants et personnels administratifs du collège Jean-Mermoz ont été délogés sans ménagement.
Sous la pression d’une horde d’élèves, la Tour D de la cité Administrative abritant le Ministère de l’Education Nationale a été fermée. Le mardi 17 janvier 2017, tous les services de l’Administration étaient déserts.
Avant d’être militaire et sociale, cette énième crise est d’abord politique. Elle n’est que la réplique de la grave crise sociopolitique que traverse le pays depuis plus d’une dizaine d’années.
Au moment où l’Organisation des Nations-Unis plie bagages, estimant avoir terminé sa mission, ces évènements viennent nous démontrer qu’il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la paix et de la stabilité. La Côte d’Ivoire est toujours en crise. Le message que ces évènements véhiculent est clair : ce régime souffre d’un déficit chronique et grave de légitimité. D’où les actes de défiances à travers les grèves incessantes accompagnées d’actes de violences, les attaques contre les symboles de l’Etat, la désaffection des populations vis-à-vis de la politique et des processus électoraux, son impuissance à apporter une réponse politique, éthique et républicaine aux chantages de ceux qui l’ont accompagné au pouvoir par le moyen des armes, l’enlisement du pays dans la crise et l’aggravation de la situation.
Cette situation témoigne aussi que le régime d’Alassane Ouattara vit dans l’illusion et sur le faux. Mais cette situation s’explique.
Elle trouve son explication dans l’obstination de Monsieur Alassane Ouattara à refuser d’emprunter la seule voie de rédemption pour notre pays, la voie que je lui propose avec insistance depuis 2013, celle dans laquelle l’invite la Communauté Internationale à travers les multiples Résolutions des Nations-Unies, celle qu’attendent avec impatience nos compatriotes, la voie de la réconciliation nationale et d’une paix durable en Côte d’Ivoire.
Alassane Ouattara a échoué. Il a échoué à réconcilier les Ivoiriens. Il a échoué à promouvoir une justice indépendante, impartiale et crédible. Il a échoué à bâtir une armée républicaine, à garantir la stabilité du pays et à assurer la sécurité des personnes et des biens.
Il a échoué à conduire une saine gestion des deniers publics et à préserver le pays de la corruption, du népotisme et du clientélisme. Il a échoué à restaurer l’image et le prestige de la Côte d’Ivoire. Il a divisé les Ivoiriens. Il a divisé le pays. Il vient de faire exploser l’Armée.
Ses choix stratégiques dictés par le ressentiment et la soif de vengeance ont conduit le pays dans l’impasse. Il faut en sortir. C’est lui-même qui disait en octobre 2010, à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle : « quand on est incapable de gérer le pays on quitte le pouvoir ; quand on a échoué dans les grandes démocraties, on quitte le pouvoir ; quand on a été incapable de ramener la paix à son pays, on quitte le pouvoir ». Je l’invite à tirer les conséquences de sa propre logique en demissionnant.
En tout état de cause, la gravité de la situation actuelle, le risque d’implosion que court le pays, et l’urgence d’y trouver une solution définitive et durable exigent la mobilisation et l’implication de toutes les forces vives de la nation.
C’est pourquoi j’appelle solennellement à réunir sans délai toutes les forces vives de la nation en vue de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et de transition.
La mission de ce gouvernement sera :
– De conclure une trêve avec toutes les organisations politiques, militaires, syndicales et sociales impliquées dans la crise et d’engager les négociations en vue de la résolution durable des problèmes auxquels les populations ivoiriennes sont confrontées;
– d’assainir l’environnement, et de normaliser la vie politique et sociale à travers la libéralisation de tous les prisonniers politiques, civils et militaires ;
– d’organiser le retour de tous les exilés et déplacés de guerre, le dégel total des comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées par ces mesures ;
– d’organiser les Etats Généraux de la Républiques (EGR) pour fonder la réconciliation nationale, proposer des réparations sans discriminations pour toutes les victimes des graves évènements que le pays a connu ces quinze (15) dernières années, ainsi que tous moyens pouvant contribuer à guérir des traumatismes subis ;
– de procéder à la re-écriture de la Constitution ;
– d’adopter les reformes législatives nécessaires à la consolidation de l’Etat de droit ; de la cohésion sociale, des libertés et de la démocratie ;
– de reformer le système de Sécurité nationale (RSS) ;
– Etc…
J’invite les Nations-Unies, l’Union Africaine, toutes les Organisations sous-régionales ainsi que tous les pays amis que la situation de crise endémique en Côte d’Ivoire préoccupe, qui se sont mobilisées depuis de nombreuses années afin que ce pays ne sombre pas, à s’impliquer pour contraindre monsieur Alassane Ouattara à la libération de la Côte d’Ivoire et à la réconciliation nationale.
Ivoiriennes, Ivoiriens, le pays nous appelle. Le destin de notre pays est en jeu. Levons-nous et mobilisons-nous pour les futures batailles auxquelles la paix, l’unité, la stabilité et la prospérité de notre pays nous invite.
Je vous remercie
Honorable Pascal AFFI N’Guessan
Ses choix stratégiques dictés par le ressentiment et la soif de vengeance ont conduit le pays dans l’impasse. Il faut en sortir. C’est lui-même qui disait en octobre 2010, à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle : « quand on est incapable de gérer le pays on quitte le pouvoir ; quand on a échoué dans les grandes démocraties, on quitte le pouvoir ; quand on a été incapable de ramener la paix à son pays, on quitte le pouvoir ». Je l’invite à tirer les conséquences de sa propre logique en démissionnant.

Côte d’Ivoire: Communiqué du Gouvernement sur la situation sécuritaire et sociale

Les 5, 6 et 7 janvier 2017, des soldats ont manifesté dans plusieurs villes de Côte d’Ivoire. Le Président de la République a immédiatement dépêché le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense à Bouaké, pour écouter les soldats et comprendre les motifs de leur mécontentement. Ces soldats revendiquaient d’une part le paiement de primes et d’autre part l’amélioration de leurs conditions de vie.
Il est à noter que ces soldats, issus des Ex-Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), avaient été désignés pour participer à des opérations de sécurisation du processus de sortie de crise, de 2007 à 2011. Les dispositions de l’Accord Politique de Ouagadougou prévoyaient à l’époque, leur prise en charge par le budget de l’Etat. Durant toute cette période, ces soldats n’ont perçu ni prime, ni salaire, contrairement aux autres soldats.
Concernant leurs conditions de vie et de travail, les soldats ont exprimé des préoccupations de toutes les forces armées sur la qualité de l’alimentation dans les casernes, l’équipement, le logement ainsi que le délai d’avancement d’un grade à l’autre.
La question des primes dues n’ayant pas fait l’objet d’une gestion diligente de la part de la hiérarchie militaire, le Président de la République a autorisé que celles-ci soient payées selon les modalités arrêtées à l’occasion des discussions entre les soldats et le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense.
Cependant, le Président de la République et le Gouvernement tiennent à rappeler qu’ils désapprouvent ce mode de revendication qui va à l’encontre de la mission des Forces de défense et de sécurité, qui est la protection des populations et du territoire national. Dans ce cadre, les soldats ont l’obligation de faire preuve de discipline et de rassurer l’ensemble des citoyens par leur comportement.
Par ailleurs, des dispositions ont commencé à être prises pour améliorer les conditions de vie et de travail de l’ensemble des militaires, des gendarmes et des policiers, conformément à la loi de programmation militaire et à la loi de programmation des forces de sécurité intérieure, votées le 11 janvier 2016, par l’Assemblée Nationale.
Le Président de la République et le Gouvernement déplorent les événements du mardi 17 janvier 2017, qui ont occasionné 4 décès et plusieurs blessés. Ils expriment leur compassion à toutes les victimes ainsi qu’à leurs familles. Des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités.
Le Président de la République a instruit les grands commandements de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police Nationale, ainsi que le Ministre chargé de la Défense d’initier des rencontres avec toutes les composantes de nos Forces de défense et de sécurité, afin de recenser toutes leurs préoccupations. Le Chef de l’Etat demande donc à l’ensemble des militaires, des gendarmes, des policiers, des douaniers, des agents des Eaux et Forêts et des gardes pénitentiaires de contribuer au retour au calme.
Le Président de la République les assure de sa ferme volonté d’améliorer leurs conditions de vie et de travail et de construire des Forces républicaines, au service de la Nation.
S’agissant des revendications sociales des fonctionnaires, le Conseil des Ministres, à l’écoute des partenaires sociaux et soucieux de leurs préoccupations, a examiné un certain nombre de mesures qui feront l’objet de propositions lors d’une rencontre, le jeudi 19 janvier 2017 à 10 heures, entre les Ministres en charge de cette question et l’intersyndicale des fonctionnaires.
Le Président de la République et le Gouvernement tiennent à rassurer les populations que tout est mis en oeuvre afin de trouver des solutions, dans les meilleurs délais, sur les questions sécuritaires et sociales et que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’étendue du territoire national.
Fait à Abidjan, le mercredi 18 janvier 2017
Bruno Nabagné KONE
Porte-parole du Gouvernement

Côte d’Ivoire: les nominations se poursuivent

Le Président Alassane OUATTARA a procédé à la signature de plusieurs décrets de nomination :

1. M. Robert BEUGRE MAMBE, Ministre auprès du Président de la République, chargé des VIIIèmes Jeux de la Francophonie de 2017 à Abidjan

2. M. Fidèle Gboroton SARASSORO, Directeur de Cabinet du Président de la République

3. M. Théophile Ahoua N’DOLI, Directeur de Cabinet du Vice-Président de la République

4. M. Philippe SEREY-EIFFEL, Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Chef du Gouvernement

5. Mme Eliane Atté BIMANAGBO, en qualité de Secrétaire Général du Gouvernement

Le 1er Gouvernement Amadou Gon Coulibaly

La Composition du gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a été  rendu publique ce 11 janvier 2017 : 14 sortants et 7 nouveaux arrivants. 6 femmes, 2 ministères d’Etat, 1 Secrétariat d’Etat.

1- Premier Ministre, Chef du Gouvernement : M. Amadou Gon COULIBALY

2- Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Hamed BAKAYOKO

3- Ministre des Affaires Etrangères : M. Amon Marcel TANOH

4- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des droits de l’Homme : M. Sansan KAMBILE

5- Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : M. Ally COULIBALY

6-Ministre de l’Industrie et des mines: M. Jean Claude BROU

7- Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle: Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

8 – Ministre de l’Agriculture et du développement rural : M. Mamadou Sangafowa Coulibaly

9-Ministre des Ressources animales et halieutiques: M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI

10-Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA

11 – Ministre des Transports : M. Amadou KONE

12-Ministre du Budget et du portefeuille de l’Etat : M . Aboudrahamane CISSE

13-Ministre l’Economie et des finances : M. Adama KONE

14-Ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la poste, porte-parole du gouvernement : M. Bruno KONE

15-Ministre de l’Emploi et de la protection sociale : M. Jean Claude KOUASSI

16- Ministre de la salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable , Porte-parole Adjoint du gouvernement : Mme Anne Désirée OULOTO

17-Ministre de la Santé et hygiène publique : Mme Raymonde Goudou KOFFI

18-Ministre des sports et des loisirs : François Albert AMICHIA

19-Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Bandaman KOUAKOU

20- Ministre des Infrastructures Economiques : M. Amédé Koffi KOUAKOU

21- Ministre du Pétrole, de l’Energie et de l’Energie Renouvelable : M. Thierry TANOH

22-Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Mme Ramata- Ly BAKAYOKO

23-Ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration : M. Pascal Abinan KOUAKOU

24-Ministre de la Solidarité, de la femme et de la protection de l’enfant : Mme Mariatou KONE

25-Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME : M. Souleymane DIARRASSOUBA

26-Ministre de la Construction, du logement, de l’assainissement et de l’Urbanisme : M. Claude Issac DEH

27-Ministre des Eaux et forêts: le Général Issa Coulibaly

28-Ministre de la protection de la Jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique :  M.Sidi Tiémoko TOURE

29-Ministre du Tourisme : M. Siandou FOFANA

30-Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle : M.Mamadou TOURE

Au titre de la présidence de la République
Sont nommés :
Secrétaire Général de la Présidence de la République:
M. Patrick ACHI

Ministre d’Etat auprès du Président de la République, chargé du Dialogue Politique et des Relations avec les Institutions :
M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre des Affaires Présidentielles :
M. Téné Birahima OUATTARA

Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense :
M. Alain Richard DONWAHI

 

Présidence du FPI : Affi N’guessan affronte Laurent Gbagbo  

 

 de l’ex-Président Laurent  Gbagbo

de l’ex-Président Laurent Gbagbo

A la suite de son mentor et président fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI) Affi N’guessan a déposé sa candidature au poste de Président de ce parti à sa propre succession. La candidature de l’ex-Président Laurent  Gbagbo actuellement détenu à la Haye au Pays-Bas a été déposée par son fils Michel Gbagbo le 31 octobre 2014 à ce même poste.

Pascal Affi N’guessan va donc affronter son mentor à la Présidence du FPI lors du Congrès prévu du 11 au 14 décembre 2014 à Abidjan. Rappelons   Affi N’guessan a été le Directeur de campagne pour les élections Présidentielle de Gbagbo en 2000, il a aussi été son premier ministre de 2000 à 2002. En s’opposant aujourd’hui à son mentor politique qui est par ailleurs le président fondateur de ce parti, Affi N’guessan fait l’objet d’une grande controverse. Bien qu’il soit  soutenu par des ténors du parti tels que Marcel Gossio (Le Directeur du Port d’Abidjan sous Laurent Gbagbo), Voho Sahi … il est perçu par d’autre barons comme un traître. Juste après le dépôt de sa candidature il a animé un point de presse dont j’ai reçu copie :

Pascal affi N'guessan

Pascal affi N’guessan

– Mesdames et Messieurs les journalistes, – Chers amis du monde de la communication – Honorables invités, – Honorables Chefs Traditionnels, Chefs Coutumiers et Chefs Religieux, – Camarades et militants – Mesdames, Messieurs.

Je viens de déposer, ce mercredi 12 novembre 2014, devant le Comité de Contrôle du FPI, ma candidature à l’élection du président du parti qui aura lieu lors du congrès des 11, 12, 13 et 14 décembre 2014, conformément aux dispositions pertinentes de nos textes fondamentaux.

Dans la vie d’un parti, l’acte de candidature à sa propre succession est normal et banal, de la part du président en exercice qui prépare un congrès électif.

C’est la deuxième fois que je remplis cette formalité. Si la première fois, en 2001, je n’ai pas fait de déclaration ni organisé de cérémonies particulières, le contexte dans lequel se prépare notre congrès demande que je vous convie à ce point de presse et que je dise quelques mots pour indiquer les motivations de ma candidature.

1 – POURQUOI JE SUIS CANDIDAT ? Il y a, tout d’abord une motivation d’ordre militant, c’est mon appartenance au FPI, c’est-à-dire la liberté et le droit qu’a tout militant d’un parti démocratique, de briguer la présidence du Parti s’il remplit les conditions. Le FPI est un parti démocratique.

Mais, au-delà de ce droit et de cette liberté, l’histoire récente de notre pays, la Côte d’Ivoire, et les défis que notre parti, le Front Populaire Ivoirien affrontent depuis le 11 avril 2011, imposent trois devoirs qui justifient que je sollicite le suffrage des militants et des militantes pour un autre mandat à la tête du Parti. C’est d’abord un devoir envers le Président Laurent Gbagbo ; c’est ensuite un devoir envers les militants et militantes du Front Populaire Ivoirien ; c’est enfin un devoir envers la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens,

Je suis candidat pour la libération du Président Laurent Gbagbo.

Je suis candidat par devoir envers le Président Laurent Gbagbo. Je rappelle que le Président Laurent Gbagbo m’a fait très tôt confiance, parmi les militants et les acteurs de la démocratie de notre génération. Il m’a confié les plus hautes responsabilités et m’a nommé à des postes stratégiques à ses côtés, au sein du FPI et dans les institutions de l’État. Au moment où un sort implacable et injuste s’acharne contre lui, au moment où, au nom de la raison du plus fort, il est déporté et est en détention à la CPI, alors qu’il n’a rien fait d’autre que défendre son peuple, les institutions de son pays et le droit, mon devoir à la tête du FPI est de tenir le parti debout, de défendre et promouvoir par mes choix et mes actes les principes qu’il nous a enseignés.

Dans ces conditions et pour cette mission, est-il responsable, est-il pertinent, est-il sage de faire appel au Président Laurent Gbagbo lui-même, comme le réclament quelques camarades ? Peut-on demander à un otage d’organiser sa propre libération ? Je ne le crois pas et je ne l’imagine pas. Ce n’est pas un bon plan : ni pour le Président Gbagbo lui-même, ni pour le FPI, ni pour le pays. Et le Président Gbagbo lui-même le sait. C’est à nous qu’incombe cette responsabilité. Nous le devons et nous le pouvons ; ensemble ; dans l’unité et dans la solidarité.

Mon devoir en conséquence, est de rassembler et de mobiliser en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde, les militants du FPI et toutes les personnes éprises de liberté et de justice pour la libération du Président Laurent Gbagbo. Pour atteindre cet objectif qui pour moi est un impératif moral et politique, le FPI doit se donner les moyens, une stature et une posture dont un parti démocratique a besoin pour peser sur l’échiquier politique national et international, c’est-à-dire un encrage national et une notoriété internationale. L’ancrage national, s’obtient à travers l’implantation du parti dans le pays d’une part et à travers la bataille pour la conquête démocratique du pouvoir d’État d’autre part, la notoriété internationale s’obtient, quant à elle, par la connaissance des enjeux géostratégiques et par la pertinence des choix politiques et diplomatiques des dirigeants. Notre parti doit pouvoir jouir d’une crédibilité et d’une respectabilité indiscutables aux yeux des puissances et institutions internationales qui sont nos interlocuteurs dans le dossier du Président Laurent Gbagbo. C’est par là que le parti noue un pacte, un contrat social avec le peuple dans son ensemble. Le FPI ne doit ni abandonner ni différer la lutte sur l’un quelconque de ces deux fronts, s’il veut se montrer à la hauteur du défi de la déportation de son père fondateur. Je suis candidat pour renforcer l’ancrage national et la notoriété internationale du FPI afin de mieux faire connaître et défendre la cause du Président Laurent Gbagbo.

Je suis candidat pour rassembler les militants et restaurer l’unité du Parti

Ce parti, le Front Populaire Ivoirien est surtout la chose, le bien de ses militants et militantes. C’est à eux et à elles qu’appartient le FPI. Ce sont leurs choix et leurs luttes qui font le FPI. C’est à eux et à elles aussi que je pense en posant ma candidature à la tête du Parti. Ils ont tout perdu dans la guerre. Le FPI est la seule chose qui leur reste aujourd’hui. Les militants et les militantes qui sont aujourd’hui sur le territoire national et qui participeront au congrès, ont des centaines de leurs camarades en prison. Mais ils viendront au congrès parce que le FPI n’est pas en prison. Ils ont des milliers de leurs camarades dans des camps de réfugiés et en exil. Mais ils viendront au congrès parce que le FPI n’est pas en exil. Ils ont des centaines de camarades morts, assassinés pour leur appartenance politique, pour leur militantisme au FPI. Mais ils viendront au congrès parce que le FPI n’est pas mort. Pour les morts, pour les prisonniers et pour les réfugiés, le FPI doit rester vivant, libre et présent sur le terrain partout en Côte d’Ivoire. Pour honorer la mémoire des camarades disparues dans la lutte, pour lutter pour la libération des camarades emprisonnés, pour œuvrer au retour sécurisé des réfugiés et exilés, le FPI a besoin à sa tête d’un militant qui connaît le parti pour l’avoir dirigé pendant plusieurs années, et qui soit entièrement disponible pour conduire la lutte.

Mais dans les temps d’épreuves plus que dans les périodes calmes, c’est l’unité qui fait la force des hommes, des organisations et des nations. C’est pourquoi je suis candidat. Je suis candidat pour rassembler les militants autour des principes fondamentaux de notre parti, autour du Président Laurent Gbagbo.

Au sortir du Congrès, si les militantes et militants du parti me renouvellent leur confiance, ma première priorité sera de ramener l’unité au sein de la famille du Front Populaire Ivoirien en ouvrant les organes dirigeants à tous les courants et à toutes les tendances, conformément à l’idéal démocratique qui nous rassemble. C’est bien parce que nous sommes une famille que les divergences de vue ne sont pas et ne seront jamais des fractures mais plutôt des signes de la vitalité du Parti. Je suis un homme d’ouverture. Nous sommes un « FRONT », c’est-à-dire le rassemblement de divers courants de pensés démocratiques autour d’un projet de société commun. L’unité dans ce contexte, c’est trouver des compromis dynamiques pour faire avancer le parti. J’ai engagé cette démarche ; j’ai pris des contacts. L’onction du congrès sera l’âme de notre unité.

L’unité c’est aussi faire en sorte que tous les camarades en exil rentrent et reprennent leurs places à tous les niveaux. C’est ce que j’appelle « l’unité physique » du parti. J’ai fait du retour sécurisé des exilés et réfugiés un axe central de mon action depuis ma sortie de prison en août 2013. Des camarades sont rentrés. Ils ont retrouvé aussitôt leurs places dans les instances du parti. Certains avaient déjà pris part à la dernière convention d’avril 2014 d’autres viennent d’arriver. Ils seront présents au congrès et participeront, de plein droit aux travaux. Je salue leur retour. Mais ils sont encore des centaines de cadres du parti en exil, des centaines de milliers de militants et de nos compatriotes entassés dans les camps de réfugiés. Leur retour en Côte d’Ivoire est une priorité absolue pour moi et pour tout le parti.

Je suis candidat pour ouvrir avec le FPI la voie d’une nouvelle espérance en Côte d’Ivoire

Mais, au-delà de ces considérations qui concernent la vie du parti et ses défis actuels, quand on s’engage en politique, c’est d’abord pour son pays et ses compatriotes. Je me suis engagé en politique, à la fin des années 80, comme les jeunes de ma génération, à un moment où le pays faisait face à une grave crise économique et politique. Cette crise a trouvé son épilogue dans la proclamation du multipartisme.

Aujourd’hui notre pays fait face à une crise d’une autre nature. Il a besoin de la mobilisation de tous ses fils et filles pour panser les plaies de la crise postélectorale. Le Front Populaire Ivoirien est un acteur historique essentiel de la paix et de la démocratie en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens attendent que ce parti tienne sa place, toute sa place dans la vie de la nation, pour la réconciliation, pour le dialogue républicain. Comme hier en 1990, quand le pays était dans l’impasse, bloqué dans son élan par la guerre des héritiers d’Houphouët-Boigny, les Ivoiriens ont besoin d’un nouvel horizon et ils regardent du côté du Front Populaire Ivoirien. Je veux que ce parti réponde sans hésitation à cet appel de notre peuple et soit à la hauteur des défis que le pays affronte : défi de la peur, défi de l’insécurité, défi de la corruption, défi du rattrapage ethnique, défi de la régression politique, économique et

social, défi de la libération du Président Laurent Gbagbo. C’est pourquoi je suis candidat.

En acceptant de diriger ce parti en 2001, ce n’est pas pour jeter le tablier dès que les difficultés apparaîtraient. Non. J’ai accepté de succéder à Laurent Gbagbo à la tête du FPI pour que ce parti reste la voie de l’espérance, quoiqu’il arrive. C’est pourquoi je suis candidat. Pour atteindre ces objectifs, nous devons renforcer ce qui fait aussi notre force, la mobilisation intellectuelle autour de notre programme de gouvernement. Les grandes lignes de ce programme vont être dégagées au Congrès. Il faudra organiser des rencontres autour de la modernisation de la pensée et de l’action politique en Côte d’Ivoire.

C’est un pilier essentiel de la reconquête démocratique du pouvoir d’État par le Front Populaire Ivoirien.

La reconquête démocratique du pouvoir d’État, deuxième volet du thème de notre congrès est un défi qui soulève la question des conditions d’élections justes et transparentes en Côte d’Ivoire. Les tournées que je fais à travers le pays me permettent de mesurer le désir profond des militants et des populations ivoiriennes à être dans la vie politique nationale, de ne pas se voir exclus du jeu politique, à participer au processus électoral pour libérer la Côte d’Ivoire de la gestion autocratique, clientéliste et gabegique d’Alassane Ouattara.

Le Comité Central du 08 mars 2014 a adopté le principe de la participation du FPI aux élections générales de 2015. Mais il a marqué sa vive préoccupation quant à l’environnement électoral en Côte d’Ivoire, marqué par la persistance des effets de la crise poste électorale, l’insécurité, la fracture sociale, les graves violations des droits de l’homme et des principes démocratiques, le blocage du dialogue politique et la faillite du processus de réconciliation nationale. Nos militants, et avec eux tous nos compatriotes comptent sur le FPI pour relever ces défis et créer les conditions de la victoire en 2015.

C’est ensemble que nous les affronterons. Rassemblés, nous vaincrons. Rassembler pour gagner, voilà mon credo, pour une nouvelle Espérance pour la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie.

Pascal AFFI N’Guessan Président du FPI

Le ministre de l’enseignement supérieur contraint les étudiants à assister à un meeting politique de son parti

Le logo du parti du ministre Gnamien Konan

Le logo du parti du ministre Gnamien Konan

Selon un étudiant en deuxième année   de Brevet de Technicien Supérieur option génie civil inscrit à ESBTP (une grande école) de Yamoussoukro, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de Côte d’Ivoire monsieur Gnamien Konan a tenu un meeting politique face aux  étudiants de la dite ville à la Fondation Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix dans la matinée du samedi 8 novembre 2014.

Les responsables administratifs de mon établissement à l’instar de leurs collègues de la ville de Yamoussoukro ont demandé à tous les étudiants d’aller écouter le message de monsieur le Ministre, chose que nous avons accueillie avec beaucoup de joie. En effet c’était l’occasion pour nous de poser nos problèmes à notre ministre de tutelle, mais grande fut notre surprise lorsque le ministre a commencé à faire l’apologie de  l’Union Pour la Côte d’Ivoire (UPCI), un parti politique dont il est le Président. Mieux, il a aussi exhorté les étudiants à s’approprier ’’ l’appel de Daoukro’’  (’’ l’appel de Daoukro’’  est  le message de soutien que l’ex Président ivoirien Henry Konan BEDIE   à lancé en faveur de son allié Alassane Ouattara, l’actuelle Président de la République. Cet appel consiste à soutenir la candidature unique de ce dernier aux futures élections présidentielles). J’ai été tellement énervé par son discours que je suis sorti de la salle avant la fin de son discours. Après des amis restés pour suivre son message m’ont rapporté qu’il a consacré la dernière parti de son message à sa vision de l’enseignement supérieure en Côte d’Ivoire et les reformes qu’il veut y apporter.

M’a-t-il raconté Nous attirons l’attention de toutes nos autorités sur cette question, on ne peut pas accepter qu’on se serve de son influence dans l’administration afin de contraindre nos administrés à suivre le message d’une chapelle politique à laquelle ils n’adhèrent pas. @_magnaled

Le communiqué final du Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) tenu les samedis 30 août 2014 et 13 septembre 2014

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Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session ordinaire les samedis 30 août 2014 de 13H10 à 17H20 et 13 septembre 2014 de 12h15 à 19h au QG de campagne du Président Laurent GBAGBO, son siège provisoire sis à Cocody les II Plateaux 7èmeTranche sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN.

Cette session bien que réservée aux seuls membres statutaires du Comité Central, a enregistré la présence des membres du Comité de Contrôle qui y ont participé à titre d’observateurs.

Dans son exposé liminaire, le Président du Parti a exprimé ses sentiments de fierté et de reconnaissance de voir la sérénité de retour au sein de la Direction du Parti. Il a adressé ses remerciements à tous ceux qui ont contribué à juguler la crise qui a secoué le parti. Un hommage a été rendu au Premier Vice-président, le camarade Abou Drahamane SANGARE pour son action soutenue en faveur de la résolution de la crise. Le camarade Président a insisté sur la nécessité de la cohésion en vue de faire face aux nombreux défis dont celui de la libération du Président Laurent Gbagbo.

Après cet exposé liminaire, les membres du Comité Central ont adopté l’ordre du jour suivant :

I- Informations,
II- La Commission Electorale Indépendante (CEI) et les Alliances
III- Le congrès
IV- Divers

En Information

Le Président du Parti a porté à la connaissance des membres du Comité Central les propositions arrêtées par le Secrétariat Général du jeudi 28 août 2014 portant sur :
• La création d’un Comité d’Experts au sein du Parti chargé de réfléchir sur les questions de ligne, d’objectifs et de gouvernance. Les résultats de cette réflexion seront soumis au Président du Parti et au Secrétariat Exécutif et serviront à la préparation du Congrès.
• L’organisation d’une cérémonie solennelle d’installation de la Vice-présidente chargée de la Coordination des Actions pour la Libération du Président Laurent GBAGBO.
• L’organisation d’un colloque international pouvant rassembler des personnalités de divers horizons et compétences autour de la question de la Libération du Président Laurent GBAGBO.

Le Comité Central a endossé les conclusions de cette communication.
S’agissant de la levée des sanctions qui a été soumise au Comité Central du 13 septembre 2014, le Comité Central a décidé de l’examiner à une prochaine session sur la base du rapport qui lui sera fait par le Vice-président chargé de cette question, le camarade DANO Djédjé Sébastien.

La CEI et les alliances

Abordant la question de la CEI et des alliances, le Président du Parti a fait une importante déclaration sur les conditions et les raisons pour lesquelles il a dû proposer un représentant du FPI à la CEI, sans se référer préalablement au Comité Central.

En conséquence et sur la forme, il a présenté ses excuses aux membres du Comité Central avant d’ouvrir le débat sur la CEI. A sa suite, de nombreuses demandes d’interventions (227 inscrits) et de vives réactions ont été enregistrées.
Vu le caractère passionné des débats, le Président a dû décider de la suspension de l’examen de ce point de l’ordre du jour. Le Comité Central a par conséquent admis son report à la session du 13 septembre 2014.

A l’entame de cette session, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN, après avoir adressé ses cordiales et militantes salutations aux membres du Comité Central et aux représentants du Comité de Contrôle, a une fois encore exprimé ses sentiments de gratitude aux membres de cette importante instance de décision du parti pour leur présence nombreuse. Il a également salué la sérénité qui a prévalu lors de la dernière réunion du Secrétariat Exécutif du 11 septembre 2014 gage de l’intérêt accordé au Parti et à ses objectifs prioritaires du moment.

A propos du dossier du Président Laurent GBAGBO devant la CPI, le Président du Parti a porté à la connaissance du Comité Central que la chambre Préliminaire I vient de rejeter la demande de la défense visant à interjeter appel de la décision relative à la confirmation des charges. Il a appelé les membres du Comité central à la mobilisation pour créer les conditions de la libération du Président Laurent GBAGBO.

Dans ce cadre, le Président du Parti a indiqué que la cérémonie d’installation de la Vice-présidente chargée de la Coordination des Actions pour la Libération du Président Laurent GBAGBO aura lieu le samedi 20 septembre 2014 au QG de campagne de Laurent GBAGBO.

Relativement à la Commission Electorale Indépendante(CEI), il est ressorti de l’exposé du Président du Parti que des éléments nouveaux sont intervenus dans la situation de qu’il convient de prendre en compte dans l’appréciation du dossier. Il s’agit de la mise en place de façon unilatérale d’un bureau de la CEI, au mépris du principe du consensus qui a motivé la décision d’un représentant du FPI à la CEI.
En réaction, les deux représentants de l’Alliance ont suspendu leur participation aux travaux de la CEI. Ils ont été suivis dans leur décision par le représentant du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Parti politique membre du RHDP et par un des représentants des confessions religieuses qui a déploré « l’échec du consensus préconisé » et souhaité que « les enfants du pays s’entendent pour aller de l’avant ». Bien que présente dans la salle, la représentante de la société civile non confessionnelle a refusé de participer au vote.
A la suite du Président, 160 personnes se sont inscrites pour le débat.
La question ayant été largement débattu, le Comité central a décidé de la trancher par un vote.
Le scrutin organisé sous la supervision du Comité de Contrôle a donné les résultats suivants :

Inscrits : 259
Votants : 259
Résultats : Oui : 119 voix
Non : 138 voix
Bulletins nuls : 2

Par conséquent le Comité Central décide du retrait de la CEI du représentant du FPI.

Après avoir félicité le Comité Central pour son attachement à la démocratie, le Président du parti a promis saisir les personnalités et organisation concernées pour leur notifier cette décision.

S’agissant du Congrès,

Le Comité Central a arrêté la date du 11 au 14 décembre 2014 pour le prochain Congrès du Parti à Abidjan et nommé pour le bureau du congrès, les camarades dont les noms suivent :

– DANO Djédjé Sébastien Président du Congrès ;
– KONAN Christine, première Vice-présidente ;
– ETTIEN Amoikon Henri, deuxième Vice-président.

Fait à Abidjan, le 13 septembre 2014
Le Comité Central

Programme détaillé de la visite d’Etat du Président Alassane OUATTARA dans la région du Iffou

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Dimanche 14/09/2014
11h : Arrivée du PR ADO à l’héliport
Accueil des autorités et de la population | Entretien avec son aîné le PR Bédié | Installation à la résidence présidentielle
15h : Départ pour Prikro
17h : Retour sur Daoukro

Lundi 15/09/2014
10h : Conseil des ministres à la Préfecture
13h : Déjeuner avec le Gouvernement
16h : Départ pour Baptême du pont Abla Pokou sur la Comoé
17h : Retour sur Daoukro
18h : Rencontres, consultations et entretiens
20h30 : Dîner avec son aîné le PR Bédié

Mardi 16/09/2014
10h : Départ pour M’Bahiakro
12h30 : Retour sur Daoukro
16h : Arrivée au meeting de la Première dame à Gagou
19h : Audiences

Mercredi 17/09/2014
10h05 : Arrivée et meeting à la place Henri Konan Bédié
11h15 : Fin du meeting
12h30 : Conférence de presse
15h : Fin du séjour du Chef de l’État / Départ pour Abidjan

Thierry Tanoh nommé secrétaire général adjoint de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire

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COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Le Président de la République a procédé, ce jour, à la
nomination de deux Secrétaires Généraux Adjoints de la Présidence de la République.

Sont nommés Secrétaires Généraux Adjoints de la
Présidence de la République avec rang protocolaire de Ministre :

– Monsieur Philippe SEREY-EIFFEL, Ingénieur Civil des Ponts et Chaussées ;
– Monsieur Thierry TANOH, Economiste, Expert-Comptable.

Fait à Abidjan, le 12 septembre 2014
Amadou Gon COULIBAL

 

Thierry Tanoh est un économiste et expert-comptable Ivoirien né en 1962. Il occupa le poste de Vice-président pour Afrique subsaharienne, l’Amérique latine etCaraïbes, et Europe de l’Ouest de Société financière internationale. Il est depuis Juillet 2012 le Directeur General de la banque panafricaine Ecobank. Le 11 Mars 2014, le conseil d’administration de la Banque panafricaine Ecobank met fin à ses fonctions suites à une série de crise à la direction du groupe . Il est succédé par le ghanéen Albert Essien, précédemment Directeur General Adjoint du Groupe.

Thierry Tanoh est né le 21 avril 1962 à Nogent sur Marne en France. Il est élève au Lycée Scientifique de Yamoussoukro. Après l’obtention de son baccalauréat scientifique, il réussit le très sélectif concours d’entrée de l’ESCA de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Diplômé ESCA (École Supérieure de Commerce d’Abidjan) en 1985, il s’expatrie en France où il travaille dans un grand cabinet d’audit et de conseil (l’un des fameux « big four ») et obtient également, son diplôme d’expert-comptable.

Il revient ensuite en Côte d’Ivoire, et dans un premier temps à la commission bancaire puis à la Direction et Contrôle des Grands-travaux (DCGTx), aujourd’hui le Bureau National d’Études Techniques et de Développement (Bnetd). En 1992, Thierry Tanoh postule à l’Université Harvard. À la lecture de sa lettre d’admission à Harvard, le consul des États-Unis à Abidjan le félicite et lui propose de bénéficier de l’un des plus prestigieux programmes de bourse d’études, le Programme Fulbright. Ce programme bien connu exige au tenant de la bourse de quitter les États-Unis aussitôt après l’obtention de son diplôme. Le Président de la République de Côte d’IvoireFélix Houphouët-Boigny, lui accorde une bourse personnelle sans clause restrictive. Ainsi en 1992, il s’envole vers les États-Unis pour Harvard, où il aurait pu croiser, une année plus tôt, un certain Barack Obama.

Carrière

À la fin de ses études en 1994, il entra à la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale, où il travaille jusqu’en juin 2012. Il y reçoit une formation de chargé d’investissements, puis se spécialise dans les secteurs chimique et pétrochimique. Il travaille sur l’Asie, l’Amérique latine et l’Europe de l’Est.

Il est en 2001 affecté au bureau de Rio de Janeiro (Brésil) où contribuera au montage des projets en Amérique Latine.

Courant 2003, il est promu directeur régional adjoint pour la zone Afrique. Il rejoint donc le bureau Afrique dont le siège est basé à Johannesburg en Afrique du Sud.

En juillet 2006, il devient directeur régional pour l’Afrique subsaharienne.

Le 1er juillet 2008, il est nommé Vice-président pour Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et Caraïbes, et Europe de l’Ouest de Société financière internationale, et devient ainsi à 47 ans, le premier Africain francophone à occuper, au sein des institutions de Bretton Woods, un poste de vice-président opérationnel.

En juillet 2012, il succède à Arnold Ekpe et devient le nouveau directeur général du groupe Ecobank basé à Lomé (Togo).

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPI SUITE A L’ATTAQUE DE SON SIEGE PAR DES INCONNUS

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Le lundi 1er septembre 2014, à 13 heures, un groupe d’assaillants a fait irruption dans les locaux du siège provisoire du Front Populaire Ivoirien (FPI), ancien QG de campagne du Président Laurent GBAGBO sis à Cocody Attoban.
Au nombre d’une vingtaine de personnes, ils étaient armés au moins d’une kalachnikov, pour l’un d’eux, de barres de fer et d’objets divers pour d’autres. Ils se sont attaqués au personnel présent sur place, notamment le député Kouakou Krah, Secrétaire National chargé de l’Administration qui a été blessé et délesté d’une forte somme d’argent ; Mademoiselle Litché Pamela, assistante de la Secrétaire Nationale chargée des finances et du patrimoine, qui a été également blessée.
Aussitôt informé, le Président du Parti, le camarade Pascal Affi N’guessan, s’est rendu sur les lieux, accompagné des membres de la direction du parti. Le procureur de la République près le tribunal de 1ère instance d’Abidjan, des soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le commissaire de police du 30ème arrondissement, et la police scientifique se sont également rendus sur place pour les constats d’usage.
En attendant un état des lieux, pour lequel un huissier est commis sur instruction du Président du parti, les dégâts sont importants : mobiliers de bureau détruits, matériels informatiques, (unité centrale, clés USB), sac à main, téléphones portables, documents etc… sont saccagés ou emportés. Une importante somme d’argent également emportée..
Le procureur de la République étant saisi, le FPI attend que la lumière, toute la lumière soit faite sur les motifs et les auteurs de cette agression barbare, qui n’honore aucunement la Côte d’Ivoire.
Le Président du parti, le camarade Président Pascal Affi N’guessan, demande à tous les militants, à tous les démocrates et à toutes les populations de Côte d’Ivoire de garder le calme. Le FPI est un parti du combat démocratique. Il n’a jamais cédé à la provocation ni à la violence. Le parti reste ferme sur ses objectifs qui sont aujourd’hui la libération du Président Laurent GBAGBO, la restauration de la Côte d’Ivoire et la reconquête du pouvoir d’Etat.

Fait à Abidjan, le 1er septembre 2014
La Secrétaire Générale, porte-parole du Parti 
Agnès Monnet