Le porte-parole indépendant
16. juil.
2014
Politique
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Programme, heure par heure, de François Hollande à Abidjan

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09h45 Visite en bateau des sites « ville durable », dans la lagune d’Abidjan

11h30 Entretiens avec M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire.

12h55 Conférence de presse conjointe au Palais présidentiel

13h35 Clôture du forum économique franco-ivoirien sur la ville durable

18h00 Réception de la communauté française

19h45 Diner officiel offert par le Président de la République de Côte d’Ivoire et Mme Dominique OUATTARA

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16. juil.
2014
Politique
0

CRISE AU FPI: L’INTÉGRALITÉ DE LA DÉCLARATION LIMINAIRE DE LAURENT AKOUN

6666

 

Déclaration liminaire Sur la prétendue DÉCISION n° 005-2014/PP/FPI du 04 Juillet 2014, Portant réaménagement technique du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien. Chers amis des medias, nous sommes réunis ce matin à l’invitation du Secrétaire Général du Front Populaire Ivoirien, porte-parole de ce parti. Je voudrais vous remercier pour avoir bien voulu distraire un peu de votre temps pour nous permettre de nous adresser à toute la Côte d’Ivoire en général et aux militants et sympathisants du FPI en particulier. Nous sommes trois à co-animer cette conférence (le secretaire Général Laurent Akoun, le Vice-président Alphonse Douati et le Secrétaire National Tapé kipré, et nous sous soumettrons ensemble, volontiers à vos questions, car nous nous devons de dire la vérité au peuple, celui-là même qui fonde un espoir sur notre parti qui se veut la conscience morale et politique de ce peuple.

Cette conférence, de notre point de vue, est une séance de clarification pour le Parti. Nous sommes en République et dans un parti démocratique où la liberté d’opinion et le droit à la différence sont sacrés. Nous nous exprimons par ce biais parce que c’est par les médias que le scandale est survenu. Dès lors ce cadre d’expression devient légitime pour la manifestation de la vérité. Les faits : Chers amis des medias, permettez-nous de présenter les faits qui nous réunissent ce jour. Par affichage dans la presse et sur les réseaux sociaux le vendredi 04 juillet 2014, nous avons pris connaissance du document intitulé réorganisation de la direction du FPI qui présente une DÉCISION n° 005-2014/PP/FPI du 04 Juillet 2014, portant réaménagement technique du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien. Il s’en est suivi une vague de mécontentements et une saisine collective du Comité de Contrôle à l’effet d’invalidation de ce qui peut être considéré comme une décision émanant des instances statutaires du Parti. Plusieurs cadres du parti et non des moindres montrent des signes d’agacement et refusent de siéger dans ce nouveau format du secrétariat général. Une pétition a même été signée qui montre l’ampleur du désastre que court le Parti. En attendant que le Comité de Contrôle du Parti, le « Conseil Constitutionnel » du FPI, livre les conclusions de sa saisine, nous membres du Secrétariat Général légal et légitime issu du 07 septembre 2014, saisissons cette occasion pour vous faire l’analyse de la situation. Les conséquences à tirer découlant des prérogatives du Comité de Contrôle en dernier ressort du comité central, organes de direction et de décision qui exerce ses prérogatives entre les congrès et les Conventions Notre analyse : De ce qui peut être considéré comme décision du président du FPI portant réaménagement technique du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien, nous pouvons aisément relever ce qui suit. 1- Sur la forme, a. Le document qui est publié dans la presse et sur les réseaux sociaux ne présente aucune authentification du FPI : i. Pas d’identification visuelle, le logo officiel du FPI est inexistant, rendant le document banal pour une décision prise par le plus grand parti de Côte d’ivoire, ii. Pas de cachet officiel du FPI, rendant le document non authentique. b. Le document qui se veut le produit d’une réflexion murie, présente un intitulé non pourvu, notamment le point 24, le Secrétariat National chargé des Actions pour la Libération de Laurent Gbagbo qui reste à pourvoir. Comment peut-on espérer y voir une réelle volonté de respecter les décisions du Comité central si on n’est pas capable de trouver au FPI un cadre à même de tenir ce poste. Un point de presse, une session du Secrétariat Général et du Comité Central et une conférence de presse sur le sujet n’ont pas permis de déceler la personne idoine. Impensable. c. Le président sensé être élu depuis 2001, est nommé au même titre que les autres membres du secrétariat général Vous comprendrez donc mesdames et messieurs que sur la forme, le document tel que publié n’a pas valeur légale et ne peut valablement être opposable aux militants du Front Populaire Ivoirien. On aurait dit qu’il est nul et de nul effet. 2- Sur le fond, a.

A supposer que le document émane du président du FPI et qu’il engage le Parti, le document est publié le 04 juillet 2014 à partir de 23h 40 alors que le Secrétariat Général n’a pas été informé et le Comité Central n’a pas validé la proposition. C’est une manière solitaire de prendre des décisions qui engagent gravement le Parti et dont la diffusion est faite avant même d’être soumis au Comité Central. L’initiateur prend sur lui de nommer des Secrétaires Nationaux chargés des Fédérations alors que le découpage n’a jamais fait l’objet d’une communication du Secrétariat Général au Comité Central portant création de nouvelles fédérations comme le stipule l’article 34 de notre Règlement intérieur : « la création d’une fédération relève de la compétence du Secrétariat Général». Nulle part il est question de la prérogative exclusive du président du Parti. Au surplus, le Comité Central réuni en session ordinaire le 1er février 2014, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN, note dans son communiqué final au paragraphe 7 point 1 que « relativement à la redynamisation des structures de base, le Comité Central après en avoir délibéré, a instruit le Secrétariat Général de hâter le processus de normalisation de la vie dans les structures de base. Aussi, le Comité Central décide-t-il que aucun découpage de fédération, sauf dérogation spéciale, ne sera autorisé jusqu’au prochain progrès ». On ne peut donc délibérément se mettre à porte-à-faux des décisions du Comité Central et espérer être cautionné par les militants. Ces découpages anticipés concernent : 104. S.N chargé des Fédérations d’ABIDJAN-BANCO : ZABA ZADI Lazare 105. S.N Chargé des Fédérations d’ABIDJAN-SUD : ELLOH Ouégnin 108. S.N chargé des Fédérations d’ABIDJAN-LAGUNE : NIAMBA N’Drin Benjamin 122. S.N. chargé des Fédérations de la Région du SUD-COMOE 2 : BOHUI Faustin b. L’initiateur du document se donne le droit de nommer le président du Parti en l’article 1 « Article 1er : Sont nommés membres du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien les personnalités dont les noms suivent : Président : AFFI N’GUESSAN Pascal », en totale violation des statuts article 31 alinéa 4, « le congrès est compétent pour investir le président du Parti et le président du Comité de Contrôle » article 41 qui stipule que « le FPI est dirigé par un président élu par les assemblées fédérales et investi par le Congrès ». Est-ce une façon de se mettre au dessus du Congrès et se donner les pouvoirs des instances du parti ? une telle démarche frise le déni du droit de la communauté et s’enfonce dans une féodalité abjecte. c.

Le Président du Parti démet et rétrograde des membres du Secrétariat Général sans qu’il soit fait mention par notification de leurs défaillances comme le demande les statuts à l’article 42 alinéa 4 « le président nomme les membres du Secrétariat Général [….], il procède au remplacement des membres défaillants ». Ainsi 8 personnes sont révoquées sans ménagement, 12 personnes connaissent une rétrogradation et 42 personnes font leur entrée. On y trouve même des personnes bombardées au sommet du Parti sans qu’on ait connaissance de leur passé militant dans aucune structure comme l’a résolu la dernière Convention de février dernier qui a validé les strates de responsabilité des militants du Parti. Au total, ce n’est plus un Secrétariat Général réaménagé selon l’esprit du Comité Central, mais un nouveau Secrétariat Général qui connait un remue-ménage sur 62 postes sans l’avis de l’organe de décision. Un nouveau Secrétariat Général est donc mis en place de façon unilatérale par un seul individu, fut-il président de Parti. La question que nous sommes en droit de nous poser est celle-ci : mais pour quel objectif tout cela? Par ailleurs plusieurs postes sont dédoublés voir plus. Il s’agit par exemple des responsables chargés des élections dont le N°1 se trouve à la 53ème place, le N°2 à la 61ème place et le N°3 à la 99ème place. Il en est de même pour la politique extérieure qui occupe huit (8) personnalités comme suit : 7. 6ème Vice-président chargé des Relations Extérieures : KODJO Richard 32. S.N chargé des Relations Diplomatiques et de la Coopération Internationale : Alcide DJEDJE 39. S.N chargée de la Diaspora et des Représentations du FPI à l’Extérieur : Mme Brigitte KUYO 60. S.N chargé des Affaires Africaines : KONE Boubacar 65. S.N chargé des Affaires Internationales : BLE KESSE Adolphe 72. S.N chargé de la Monnaie et de la politique d’Intégration Economique Régionale (UEMOA-CEDEAO): TCHEIDE Jean Gervais 83. S.N chargé de la Mondialisation et des politiques d’Intégration : GNAGNE Yadou 111. S.N chargée des Affaires Internationales : Mme BIO Bernardine Tout cela dénote une précipitation et un amateurisme intolérable. Une attitude grave qui indique le peu de respect pour les textes et un mépris incompréhensible pour les militants. d. Au delà des incongruités observées dans le document, c’est l’instrument de combat qui est menacé parce qu’il aurait pour mission la solidarité envers les prisonniers et les exilés, l’unité et la cohésion interne. Cet instrument ne peut être bouleversé de fond en comble sans l’aval du Comité Central qui est notre boussole entre le Congrès et les Conventions. En réalité les actes solitaires posés laissent à penser qu’on veut anéantir tous ceux qui incarnent Laurent Gbagbo et de les effacer de la mémoire collective. L’initiateur montre clairement qu’il ne veut pas se battre pour Laurent Gbagbo là où le Comité Central instruit de le mettre au centre des débats. Le président Laurent Gbagbo est à la Haye au nom de défense de la Côte d’ivoire indépendante et souveraine. Il y est aussi à cause des militants de son Parti et de ses camarades, conséquences de la mission que nous lui avons confiée de traduire dans les faits les rêves de la Refondation du pays, en tant que porte étendard de la cause commune.

Nous n’avons pas le droit de l’abandonner et de tenter de tourner sa page comme des vulgaires ingrats et nauséeux parricides. Or que nous enseigne la sagesse malinké : « qu’il faut craindre l’ingratitude, car cela se paye tôt ou tard » e. Cette aventure solitaire est bel et bien un refus de la démocratie interne et le rejet du fonctionnement harmonieux de notre Parti. Cette propension à ramer à contre courant des décisions du Comité Central au motif qu’on privilégie l’éthique de la responsabilité à l’éthique du principe, est une négation des prérogatives des organes du parti et une tentative d’usurpation des pouvoirs du Comité Central. C’est purement et simplement un pieu planté dans la cohésion et une option sérieuse de la division irréversible du Parti. Au moment où, le Comité Central constate avec amertume que le pouvoir tente de tenir le FPI éloigné ou à tout le moins de l’affaiblir irrémédiablement à échéance, afin de le rendre inapte aux consultations à venir, et nous en voulons pour preuve l’incarcération de Laurent Gbagbo à la Haye, de Simone Gbagbo à Odienné, de plusieurs prisonniers politiques disséminés partout dans les geôles de Côte d’ivoire, le nombre ahurissant d’exilés politiques qui continuent d’être menacés par des mandats et des arrestations spectaculaires au mépris de la loi fondamentale, le gel abyssal des avoirs des citoyens à qui l’on ne reproche rien, les empêchements impulsifs à répétitions des manifestations de l’opposition, la désintégration de l’Etat face à une prise en otage de ses fondamentaux par une partie du peuple, etc… ; nous avons du mal à suivre la ligne politique indiquée par le Comité Central et qui nous a permis de prendre des Bastilles et surtout de maintenir le Parti en vie et qui devrait nous permettre de faire face avec efficacité aux différents défis qui se présentent à lui. Ces défis majeurs tournent notamment autour des points suivants : a) la libération du Président Gbagbo Laurent, b) la libération sans condition de Simone Gbagbo et de tous les autres détenus civils et militaires ; c) le retour de tous les exilés, refugiés et les déplacés ; d) l’arrêt de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des libérés provisoires; e) la régularisation administrative et le dégel des avoirs de toutes les personnalités de l’opposition; f) l’amnistie générale de toutes les personnes en liberté provisoire et celles condamnées Conclusion Chers amis, nous sommes en droit d’en prendre conscience et interpeller quiconque voudrait se dérober à ces réalités intangibles. C’est pourquoi et en conséquence de cause, au regard du fond du document, il pèse une lourde suspicion légitime sur son initiateur quant à sa volonté de contourner et violer délibérément les textes du Parti, de s’arroger les prérogatives du Congrès, de la Convention et du Comité Central, ce qui tomberait sous le coup de l’article 21 des Statuts et des articles 61 et 62 du Règlement Intérieur : « le non respect de la ligne, des décisions, des Statuts et Règlement Intérieur entraîne des sanctions » fin de citation. Aussi, voudrions-nous nous en remettre à la procédure initiée par le Comité de Contrôle et in fine, à la décision du Comité Central.

Cher amis, nous saisissons cette occasion pour inviter les organes dirigeants du Parti, les structures de base, les représentations à l’extérieur, les structures spécialisées et l’ensemble des militantes et militants du FPI, à cultiver la confiance dans leur outil de lutte et à se tenir toujours mobilisés pour gagner la bataille de la libération du président Laurent Gbagbo et pour les libertés démocratiques. Cela passe naturellement par la cohésion au sein de notre Parti. Nous ne nous passerons jamais de Laurent Gbagbo. Nous ne tournerons pas sa page ; nous n’abandonnerons pas sa ligne. Laurent Gbagbo demeure l’âme du Front Populaire Ivoirien.

(Africa-tv.info)

 

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15. juil.
2014
Société Civile
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La nouvelle Commission Electorale Independante: La Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI) donne sa position

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POSITION DE LA CONVENTION DE LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE (CSCI)
SUR LA MISE EN PLACE DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE (CEI).

La Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI) suit avec beaucoup d’intérêts les
débats suscités par la mise en place d’une nouvelle CEI en Côte d’Ivoire.
Dans le souci d’apporter sa contribution citoyenne et objective à cette question, la CSCI a
rencontré l’ensemble des acteurs politiques ivoiriens pour recueillir, de vives voix, leurs
différents avis sur le sujet.
Aussi, la CSCI rappelle qu’elle fait partie des observateurs majeurs du processus électoral
ivoirien depuis 2008 jusqu’à ce jour.
En effet, dans sa quête de contribuer à l’avènement de la paix définitive en Côte d’Ivoire,
eu égard au contexte particulier de méfiance qui prévalait dans le pays en 2002, la CSCI a
conduit une importante mission d’observation électorale en Côte d’Ivoire, grâce à l’appui
financier de l’Union Européenne. Cette mission a permis de déployer un grand nombre
d’observateurs, de produire plusieurs rapports, mais aussi et surtout de faire
d’importantes recommandations sur la mise en place d’une nouvelle CEI en Côte d’Ivoire.

1. Du déploiement des observateurs nationaux de la CSCI sur toute l’étendue du
territoire national, de 2008 à 2013.
 Des observateurs, issus des confessions religieuses, des centrales syndicales, des
organisations professionnelles et des ONG membres de la CSCI, ont été déployés, de
façon régulière, sur toute l’étendue du territoire ivoirien (régions, départements,
communes, sous-préfectures et villages) : 275 observateurs de long terme pour
l’observation de la liste électorale, 2100 observateurs de long terme et de court
terme pour les 1er
et 2ème
tours de l’élection présidentielle de 2010, 610
observateurs de long et de court terme pour les législatives de 2011 et 2012 et enfin,
65 observateurs de court terme pour les élections couplées (municipales et
régionales) de 2013.

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 Ces différentes missions d’observations électorales ont permis de produire des
rapports, des déclarations et des communiqués objectifs et impartiaux : le rapport
préliminaire sur l’identification et l’enrôlement des électeurs, les rapports sur
l’environnement, l’activité et le comportement des médias et les radios de
proximité, les rapports sur les contentieux de la liste électorale provisoire, le
rapport final sur l’élection présidentielle, le rapport final sur les élections
législatives, le rapport analytique sur l’administration électorale en Côte d’Ivoire
(CEI).
Sur la base de cette expérience avérée, la CSCI a formulé, à la fin de chaque mission d’observation
électorale d’importantes recommandations sur la réforme de la CEI.

2. De la Commission Electorale Indépendante (CEI)

Au vu de son expérience dans le suivi du processus électoral, la CSCI avait dénoncé la
composition politicienne, conflictuelle et budgétivore de l’ancienne CEI. Ainsi, à l’issue de
ses missions d’observations électorales depuis 2010, la CSCI a fait la proposition d’une
formule de Commission électorale plus restreinte, indépendante et efficace à l’exemple
de certains pays africains notamment :
 La SIERRA LEONE : 5 membres ;
 Le CAP-VERT : 5 membres ;
 Le BENIN : 11 membres.
 Le GHANA : 7 membres ;
 Le SENEGAL : 12 membres ;

Considérant le contexte particulier de la Côte d’Ivoire et dans le souci d’anticiper
d’éventuels écueils sur la CEI, la CSCI avait adressé aux autorités compétentes les
principales recommandations suivantes :
 Reformer la CEI selon la composition suivante : 1/3 Administration, 1/3 parties
Politiques (opposition et parti au pouvoir) et 1/3 Société civile ;
 Faire présider la Commission par une personnalité de la société civile reconnue
pour son intégrité et sa probité, comme ce fut le cas pendant la transition
militaire de 2000.
L’avantage de cette proposition qui a été quasiment reprise par le National Democratic
Institut (NDI) repose sur l’équilibre qu’elle assure aux parties politiques entre eux, le rôle
de contrôle et d’arbitre qu’elle accorde à la société civile avec l’appui technique des
experts de l’administration électorale. Une telle Commission Electorale, ainsi
recomposée, bénéficierait dès le départ, d’une présomption de crédibilité.

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3. De l’adoption et de la promulgation de la nouvelle loi sur la Commission Electorale
Indépendante (CEI)

La CSCI prend acte de l’adoption et la promulgation de la nouvelle loi sur la CEI par le
gouvernement ivoirien ;
La CSCI se félicite de la réduction des membres de la Commission qui passe de 31 à 17
membres ;
Le CSCI se réjouit de la possibilité offerte à la société civile d’être membre de la CEI ;
La CSCI salue les efforts consentis, de part et d’autres, par les différents acteurs ivoiriens
et les partenaires internationaux, pour la mise en place de la CEI ;
En revanche, la CSCI s’inquiète, en certains points, sur cette nouvelle formule de la CEI,
notamment sa composition, son indépendance et le mode désignation des représentants
de la société civile en son sein.
Sa composition qui repose sur la formule des 4/4 n’est pas de nature à garantir une
administration électorale performante. Les politiques y représentent au moins la moitié
des membres et la grande probabilité que le Président de la Commission soit issu de ces
partis sont des faits qui risquent de paralyser cette Commission le moment venu.
En outre, son indépendance pourrait être affectée par la présence de personnalités
représentant les présidents d’Institutions nationales.
Par ailleurs, la CSCI, même si elle se félicite de l’opportunité que la nouvelle loi offre à la
société civile d’être membre de la Commission, s’interroge sur l’efficacité de la présence
de la société civile dans une telle Commission largement dominée et contrôlée par les
politiques.
Pis, le mode de désignation des représentants de la société civile au sein de la
Commission reste flou. A ce sujet, la CSCI relève, en effet, que malgré son expertise en
matière électorale et au vu de ses expériences acquises au plan national et international,
elle n’ait point été consultée pour la désignation des représentants.

4-Recommandations
De tout ce qui précède, la CSCI rappelle que selon la Charte Africaine de la Démocratie, des
Elections et de la Gouvernance et le protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la
Bonne Gouvernance, le processus de mise en place du cadre institutionnel chargé de
régenter le processus électoral (le code électoral, la liste électorale et la Commission
Electorale Indépendante) devrait être transparent et inclusif en vue d’obtenir des
élections libres, honnêtes et transparentes.

En conséquence, la CSCI formule les recommandations suivantes :

– Au Gouvernement ivoirien;
Convoquer un collège électoral de la ‘’société civile ivoirienne’’ dans sa diversité, selon des
critères transparents et équitables pour garantir la participation de toutes les faitières de la
société civile ;

–Aux organisations de la société civile ;

La CSCI voudrait rappeler à la société civile ivoirienne de prendre la pleine mesure de
cette période critique que traverse notre pays, caractérisée par la polarisation politique
croissante illustrée par un langage polémique partisan et des stratégies électoralistes.
Elle invite alors la société civile ivoirienne à continuer à faire respecter les principes
édictés dans les Chartes et les Protocoles de l’Union Africaine et de la CEDEAO, pour une
CEI crédible et transparente en vue des élections apaisées.

La CSCI exhorte la Communauté Internationale à s’impliquer davantage pour un
processus électoral inclusif et consensuel, afin de garantir des élections non violentes et
démocratiquement crédibles.

Au total, la CSCI voudrait réaffirmer le rôle et la contribution de la société civile dans le
processus de la réforme électorale, l’observation des élections et l’organisation
d’élections non violentes et crédibles pour une Côte d’Ivoire véritablement réconciliée
avec elle-même.

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15. juil.
2014
Politique
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Crise au FPI: Le Ministre Sidiki KONATE propose sa médiation

fpi

Palabre grave au FPI: le Ministre fait une blague
Je me propose comme médiateur dans le palabre entre les ex-camarades du FPI. Car là-bas au FPI, tout le monde est fâché. Contre tout le monde. Et contre Affi N’Guessan.
Simone depuis odienné est fâchée, très fâchée. Contre Affi N’Guessan ‘le traître de Marcoussis et revanchard’. N’en pouvant plus elle a décidé de quitter le FPI.
Laurent Akoun est fâché. Contre AFFI. Qu’il qualifie d’amateur putschiste rebelle.
Douaty, le lion blessé de Biankouma est très faché. Contre AFFI. Qu’il qualifie de Dozo en politique.
Emile Guiliérou from Accra accuse AFFI d’opportunisme kpakpato pressé qui a fait un mauvais casting de timing et de sujet.
Bon, tout le monde est fâché dans la case FPI.
Les accusateurs accusent AFFI d’avoir vendu le combat en pactisant avec le pouvoir d’Abidjan et celui de Paris. « Apres un coup de fil avec son nouveau patron Hollande, il ( Affi) a perdu le Sommeil. Surtout qu’une rencontre avec Hollande est prévue à Abidjan.. »
Donc ça sent pas bon au FPI.
Bon on fait quoi alors??
Moi je veux la paix. Donc je me me propose comme médiateur entre les ex-camarades du FPI. Pour sauver encore ce qui peut l’être.
Car si le FPI disparaît de la vie politique, il y aura un vide non?
Et puis palabre n’est pas bien. Surtout dans mois de carême. Nous on veut la paix.
Si Affi et Ses frères acceptent ma médiation, comme ça je les invite tous à venir rompre le carême chez moi vendredi. On boit ‘bakah, mony’ et on mange lafri de Man…
Car ce qui fait la force d’une famille, c’est quand les enfants mangent ensemble…à la même table..au même moment.
Donc je vous attend hein. Ne me roulez pas dans…deh.

En Dieu Seul nous croyons

Le Ministre Sidiki KONATE

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13. juil.
2014
Société
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La terreur Palestinienne commentée par un universitaire Ivoirien

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Un article du docteur Ally Yao Lanzali à lire absolument

C’était un matin, j’étais encore à la « Fac » en quatrième (4ème) Année d’Etudes Universitaires. Soudain alors que je me trouvais en chambre en Cité Universitaire, très stressé par les préparatifs des examens de passage en année supérieure lorsque je fus appelé par un ami qui me demande de regarder la télévision quelle que soit la chaîne de mon choix. Que vois-je? Des images montrant des avions en train de percuter les deux(2) tours jumelles du World Trade Center. Vous avez deviné de quoi je parle, il s’agit du 11 Septembre 2001.L’Amérique est attaqué en plein cœur selon l’expression des journalistes. Ils annoncent d’autres autres avions, l’un en partance du Pentagone et l’autre à la maison blanche. Ce jour là, comme par enchantement, aucun juif ne se trouve dans l’une des tours. Quelle coïncidence? Une chose est sure, les juifs étaient tous informés par ricoché les services secrets américains. Pourquoi n’avoir pas empêché ces attentats? Peut-être parce qu’il serait bénéfique pour le futur. Bref, tout le monde condamne ces attentats. A l’exception d’un individu, un ancien élève des services secret américain, Oussama Ben Laden qui félicite les auteurs mais ne revendique pas comme à l’accoutumé et n’a jamais revendiqué jusqu’à sa présumée mort. Celui-ci qui sera le bouc émissaire de ces attentats pour déstabiliser l’Afghanistan afin de faire partir les talibans du pouvoir. Avant la mort présumée de Ben Laden, plusieurs événements vont se dérouler. Ce sont la destruction de fond en comble de l’Iraq avec quelques temps plus tard de l’arrestation puis la pendaison de son leader (Saddam Hussein) un matin de la fête de Tabaski. La raison évoquée est qu’il détenait des armes chimiques. Armes chimiques que personne n’a pu nous brandir jusqu’à ce jour même après sa mort. Sans oublier quelques années précédentes la guerre en Iraq celle du Golfe pour défendre le Koweit envahi par Saddam. Après Saddam, c’est au tour de Bashar El Assad qu’on attaque sous prétexte qu’il empêche son opposition de s’exprimer, qu’il opprimerait sa population avec des armes de guerres. Jusqu’à l’instant où j’écris cet article, il est encore au pouvoir dans un pays dévasté, dans un pays en ruine. Un autre leader fera les frais de la coalition internationale et aura moins de force pour leur résister, c’était Mouammar Kadhafi, le Guide Libyens. Accusé d’avoir opprimé son opposition et sous prétexte de vouloir protéger sa population une coalition contre lui est mise en œuvre pour l’éliminer. Les exemples sont nombreux mais nous nous limiterons à ceux-ci. Aujourd’hui, l’on assiste impunément à la destruction de la Palestine par israël à travers des frappes dites « chirurgicales ». Une chirurgie qui ampute les membres des enfants les rendant handicapés quand ils ont beaucoup de chance sinon c’est leur mort, une chirurgie qui endeuille ou décime des familles, une chirurgie qui emporte sur son chemin les biens matériels et humains. Tout ce massacre se fait aux vues et aux sues de la Communauté Internationale. La marionnette de l’ONU ne peut s’élever et parler de protection des populations civiles, il ne peut évoquer les Droits de l’Homme. Dois-je comprendre qu’il s’agit d’un cas de « non-ingérence » dans les affaires intérieures de l’israël. Où sont passés ces lâches d’arabes qui savent condamner les attitudes de leurs frères quand ils se défendent ? Personne ne dit « mot ». Tout simplement parce que la Palestine n’est pas riche en production de drogues comme l’Afghanistan supprimée par les Talibans lors de leur ascension au pouvoir d’où leur éviction, ou bien parce que la Palestine ne regorge pas de puits de pétrole comme le Koweit ou l’Iraq ou tout simplement parce que la Palestine n’est pas une zone stratégique comme la Syrie pour pouvoir déstabiliser l’Iran. Assez de questions que j’aurais bien voulu que répondent les marionnettes des USA, ONU et France et d’autres institutions et pays. Messieurs, sachez qu’une vie ne peut être égale à une vie.
A mes sœurs et frères de la Palestine, qu’ALLAH vous soutienne. Revenez à LUI repentant, SEUL LUI peut vous apportez le secours. Le Prophète SAW ne dit-il pas « Palestiniens, Les Juifs vous combattront mais vous serez vainqueurs » (Rapporté par Al-Bukhari) »

Après la lecture de cet article, ma sœur, mon frère ne clique pas simplement sur « J’aime » mais clique sur « partage » afin que les palestiniens sachent que tu les soutiens.

Merci
A. Y. L

555555

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10. juil.
2014
Politique
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Le livre de François Mattéi continue de défrayer la chronique

IR0JV

Ce matin Rfi a accordé une interview au controversé Robert Bourgi relative au contenu du livre  de François Mattéi sur Laurent Gbagbo

RFI : Dans le livre que publient Laurent Gbagbo et le journaliste François Mattéi, vous êtes à nouveau dépeint comme une éminence grise de la Françafrique, et selon Laurent Gbagbo, vous auriez tenté de le faire «cracher au bassinet», c’est l’expression employée dans le livre, afin que le président ivoirien participe au financement de la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002. Est-ce vrai ?
Robert Bourgi : L’expression « cracher au bassinet » est un peu violente, pardonnez-moi cette expression, un peu vulgaire. A l’époque, rappelez-vous, au mois de septembre 2011 dans une interview au Journal du dimanche, j’avais parlé de ce financement de la vie politique française par les chefs d’Etat africains. Et je voudrais profiter de l’occasion que vous m’offrez, pour répéter ce que j’avais dit alors dans une interview au Figaro. Je n’ai jamais transporté de mallettes. J’ai accompagné des émissaires africains auprès du président de la République française de l’époque, Jacques Chirac, et auprès de Dominique de Villepin.
Pour en revenir à cette affaire. Comment cela s’est-il passé ? Lors des rencontres que Laurent Gbagbo avait eues avec Jaques Chirac – à l’Elysée – et Dominique de Villepin – hors Elysée -, Dominique de Villepin, dans son langage assez familier avait demandé à Laurent Gbagbo si le moment venu il pouvait aider au bon fonctionnement de l’UMP et aider à la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Laurent Gbagbo avait dit oui. Ni Villepin ni Robert Bourgi n’avaient mis de pistolet sur la tempe de Laurent Gbagbo ! Et cela s’est fait très exactement dans un restaurant des bords de Seine.

Le Voltaire ?
Pas Le Voltaire, je rectifie. Cela s’est fait au restaurent Lapérouse, dans un salon particulier à 13h. Dominique de Villepin m’avait dit, « Robert j’apprécierais de déjeuner en tête à tête avec vous dans un bon restaurant. Laurent Gbagbo apprécie le bon vin, vous aussi ». Laurent Gbagbo était alors en visite officielle à Paris, il sortait d’un entretien avec Jacques Chirac, et nous nous sommes retrouvés au restaurant Lapérouse, et non pas Voltaire (comme indiqué dans l’ouvrage de Laurent Gbagbo, NDLR). Et c’est là que Dominique de Villepin, assisté de moi, a dit à Laurent « voilà, nous allons vers une campagne électorale, il est de tradition que les chefs d’Etat africains aident les partis politiques français. Là nous sommes au pouvoir. Est-ce qu’éventuellement tu pourrais nous aider ? » Et Laurent Gbagbo de lui répondre spontanément « il n’y a pas de problème. Le moment venu tu me le fais savoir et j’enverrai un émissaire ».
Et lors d’un deuxième voyage officiel de Laurent Gbagbo à Paris – il résidait à l’hôtel Plaza Athénée – une réunion s’est tenue dans la suite présidentielle de Laurent Gbagbo. Il y avait là son ministre des Finances, il y avait là son directeur de cabinet, Jacques Anouma, ancien président de la Fédération ivoirienne de football. Il y avait là l’ambassadeur Eugène Allou, son directeur de protocole et chef de cabinet. Ils avaient réuni la somme de trois millions de dollars.

Donc Laurent Gbagbo a participé à hauteur de 3 millions de dollars au financement de la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002 ?
Absolument. Gbagbo ne fait que confirmer ce que j’avais dit en septembre 2011, et la planète médiatique m’était alors tombée dessus ! J’ai même été suspendu de l’ordre des avocats pendant six mois, alors que je n’avais fait que raconter l’histoire ! Je n’ai jamais transporté de valise, je le répète, j’accompagnais des émissaires. Et ce jour-là, les trois millions de dollars ont été réunis dans la suite présidentielle de Laurent Gbagbo au Plaza Athénée, et ils avaient été mis dans un sac publicitaire Austin… Vous savez, la marque de voitures. Et c’est Eugène Allou, directeur du protocole présidentiel – que j’ai personnellement conduit à l’Elysée – qui a remis cette somme à Dominique de Villepin.

Laurent Gbagbo évoque des pressions ou des menaces à peine voilées. Alors qu’un complot, celui de la Mercedes noire avait échoué quelques mois plus tôt, ses interlocuteurs lui auraient laissé entendre que s’il ne participait pas au financement, il aurait peut-être à nouveau des problèmes avec ces comploteurs. Est-ce exact ?
Je démens de la manière la plus catégorique qui soit. Il n’y a jamais eu de pressions sur Laurent Gbagbo.

L’ex-président ivoirien évoque un autre épisode de vos relations et de vos rencontres, cela s’est passé à Rome en septembre 2002. Laurent Gbagbo était en voyage officiel au moment où a éclaté l’insurrection qui a conduit à la partition en deux de la Côte d’Ivoire. Selon lui, vous êtes arrivé dans son hôtel, et il affirme que ce n’était pas un hasard. Est-ce que vous confirmez cette rencontre et pouvez-vous nous dire ce que vous faisiez dans le même hôtel que Laurent Gbagbo à Rome ?
J’étais effectivement dans le même hôtel que Laurent Gbagbo à Rome, c’était l’hôtel Excelsior… Avant de poursuivre, je dois vous avouer qu’au moment où nous parlons, je me considère toujours comme l’ami de Laurent Gbagbo, et ce que j’ai lu m’a profondément peiné. J’étais à l’hôtel Excelsior à Rome à l’invitation de Laurent Gbagbo. Et ce qu’il dit est complètement faux. Est-ce lui qui parle ? Est-ce que c’est Mattéi, le coauteur du livre ? Je l’ignore. Mais Laurent Gbagbo sait très bien que si je me trouvais à l’hôtel Excelsior, c’était à son invitation. Et le dîner qu’évoque Laurent Gbagbo dans son livre n’a pas commencé tant que je n’étais pas à l’hôtel. Et j’étais assis à la droite de Laurent, comme d’habitude.

A ce moment-là, l’insurrection se déclenche à Abidjan, et Laurent Gbagbo affirme que vous lui avez conseillé de se rendre à Paris pour voir Jacques Chirac avant de rentrer à Abidjan. Est-il exact que vous lui avez donné ce conseil et dans quel but ?
C’est totalement faux ! Lorsque nous avons appris qu’il y avait eu une insurrection, nous nous sommes précipités dans la suite de Laurent Gbagbo. J’ai discuté avec lui et il m’a dit « tu te rends compte Bob, ce qui arrive ? ». J’ai appelé Villepin, il était sept heures et demie du matin, il se rendait à la radio Europe 1 où il devait être interviewé. Je lui ai dit « que doit faire Laurent ? » Il m’a répondu, « écoute dès que j’ai fini l’interview, je lui parle ». Et ils se sont parlé et Laurent s’est rendu à Abidjan. Je n’ai jamais conseillé à Laurent Gbagbo d’aller à Paris voir Jacques Chirac ou Villepin puisqu’il venait de lui parler.

Laurent Gbagbo laisse entendre qu’à l’époque la position de la France était assez floue, assez incertaine. Il laisse même entendre que d’une certaine façon, Jacques Chirac aurait été content de se débarrasser de lui à la faveur d’un coup d’Etat. Est-ce que vous pensez que cela aurait pu être le cas ?
Pas du tout. Une chose est à préciser. Il est évident que Laurent Gbagbo, structurellement, mentalement, était loin de ce que Jacques Chirac avait l’habitude de côtoyer. Bédié est totalement différent de Gbagbo, Houphouët encore plus. Et j’ai joué un rôle non négligeable pour que Jacques Chirac le reçoive une première fois à l’Elysée. Il l’a reçu, c’était très chaleureux entre eux. Le contact s’est fait immédiatement. Il l’a apprécié. Puis, il l’a reçu une deuxième fois. A cette époque, Laurent Gbagbo était fatigué. Il l’a installé dans un des châteaux de la République en région parisienne. Gbagbo y a passé une dizaine de jours. Aucun chef d’Etat africain n’avait eu ce privilège. Et je vous cite une anecdote. Le président Omar Bongo m’a dit à l’époque « Fiston, comment se fait-il que Laurent ait droit à un château. Moi je n’ai jamais eu droit ! ».

Donc vous estimez que Chirac a toujours été franc et honnête avec Laurent Gbagbo ?
Absolument. Je puis vous l’assurer. Il n’a jamais eu…

Aucun rôle dans l’insurrection militaire d’Abidjan ?
Pas du tout. Je puis vous assurer qu’il n’a rien fait qui confirme cela. Le seul reproche que je puisse faire à Chirac et Villepin c’est Marcoussis. Malgré ma proximité avec Jacques Chirac et Dominique de Villepin, je n’ai pas été associé à Marcoussis, car je m’y serais opposé.

Marcoussis qui était considéré par Laurent Gbagbo comme une véritable gifle et un déni de son autorité.
Je le confirme. Je le confirme. Et j’ai eu cette confidence d’Omar Bongo. Je lui ai dit « Papa, vous vous rendez compte de ce qu’ils sont en train de faire à Laurent ». Et il a eu une moue dubitative avant de dire « Que veux-tu fiston, c’est comme ça ! Mais est-ce que même moi j’approuve ? ». Mais, je voudrais rappeler à Laurent Gbagbo que trois jours avant son arrivée à Paris, j’ai eu la visite de son homme de confiance Eugène Allou qui était descendu à l’hôtel Meurice. Je lui ai dit « J’ai pris connaissance du texte de Marcoussis et j’ai pris connaissance de ce qui se prépare. Cela me révolte. Est-ce que tu pourrais avertir Laurent et lui dire de ne pas venir à Paris. C’est quelque chose d’épouvantable qui va arriver. Car au fond d’eux même les chefs d’Etat africains pourront se dire : un jour ce sera mon tour. Dis-lui de ne pas venir à Paris ». Le lendemain, je reçois Eugène Alou et il me dit « ton frère est têtu, il veut venir ». Laurent est venu et il est arrivé ce qui est arrivé.
C’est-à-dire des accords politiques qui obligent Laurent Gbagbo à composer avec un gouvernement d’union nationale et à abandonner une partie de ses prérogatives au profit d’une transition qu’il jugeait indigne. Mais, Robert Bourgi, beaucoup de choses ont découlé de Marcoussis dans la crise ivoirienne. Et lorsque vous dites que Jacques Chirac a toujours joué franc jeu avec Laurent Gbagbo, on s’aperçoit que Marcoussis n’en est pas la preuve.
Oui, mais il s’était passé pas mal de choses ente temps. Et Jacques Chirac a subi des pressions énormes du lobby cacao, du lobby du café et de tant d’autres personnes et groupes de pression.

D’Alassane Ouattara ?
Non pas du tout. Que le président Ouattara ne m’en veuille pas, mais je dirai que Jacques Chirac a toujours été un peu réservé vis-à-vis du président Ouattara. Il a toujours eu à l’esprit ce contentieux entre le président Houphouët et Alassane Ouattara. A tort d’ailleurs… Pardonnez-moi cette expression, mais Ouattara n’a jamais été à la tasse de thé du président Chirac !
Mais ce que je condamne de la manière la plus ferme qui soit c’est le comportement de Villepin vis-à-vis de Gbagbo. Il a traité Gbagbo comme un boy, comme un valet de chambre, en lui disant « je vais te tordre le bras. Je vais te tordre le bras ! Il faut signer ! » Ça, c’est la première fois que je le dis, je le condamne de la manière la plus ferme qui soit. Et si Laurent Gbagbo et ses partisans, par la suite, ont eu cette attitude vis-à-vis de la France, c’est à cause de Marcoussis. Et si Dominique de Villepin m’avait caché le texte de Marcoussis, c’est qu’il savait que je ne serais jamais d’accord avec ça. On ne traite pas les Africains aujourd’hui comme ils furent traités il y a cinquante ans.

A vous écouter, on a l’impression que Villepin a aussi tordu le bras à Jacques Chirac…
Vous savez, Villepin n’aime que lui-même. Au-dessus de lui, il n’y a que le Bon Dieu. J’ai fréquenté au plus près Villepin pendant dix ans. Personne ne lui est égal et au-dessus de lui, il n’y a que le Bon Dieu ! Il manipule les gens mais heureusement qu’au bout d’un certain temps, on s’en rend compte ! Cependant, c’est un charmant garçon que j’ai beaucoup aimé.

Autre épisode dramatique, c’est la crise post électorale de 2010. Le pays est plongé en pleine crise après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle remportée par Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo relate une conversation téléphonique entre vous deux en présence de Claude Guéant [secrétaire général à la présidence sous Nicolas Sarkozy, ndlr], conversation au cours de laquelle vous auriez conseillé à Laurent Gbagbo de ne pas s’accrocher au pouvoir. Qu’avez-vous dit alors à Laurent Gbagbo ?
C’était à la fin de 2010. Le président Nicolas Sarkozy qui me savait ami avec Laurent Gbagbo et ami avec Alassane Ouattara, me fait venir à l’Elysée et me dit « Robert, tu as vu j’ai mandat de l’ONU. Les grandes puissances sont décidées à faire respecter le verdict des urnes. Est-ce que tu pourrais une dernière fois obtenir de Gbagbo qu’il accepte le verdict des urnes ? Je m’engage au nom de l’Union européenne et des Etats-Unis à ce qu’aucun mal ne lui soit fait. S’il accepte le verdict des urnes, il aura le statut d’ancien chef d’Etat, comme le président Bédié. Il pourra aller où il le désire dans le monde ». Claude Guéant assistait à l’entretien. Nous sommes allés, lui et moi, dans son bureau et j’ai parlé à Laurent.
Et ce que je vais vous dire, vous êtes les premiers à le savoir. J’appelle Laurent et je lui dis : « L’heure est grave. Il se prépare de grandes choses, des choses graves pour ton pays et pour toi. Accepte le verdict des urnes, tu ne peux pas aller contre le monde. Et tu auras le statut d’ancien chef d’Etat. Tu pourras aller où que tu veuilles dans le monde, tu pourras même enseigner en France. Accepte s’il te plaît ». Et Laurent Gbagbo a eu ces mots qui m’ont blessé… Aujourd’hui lorsque j’y repense, je suis étreint par l’émotion… Il m’a répondu. « Bob, tu diras à ton ami Sarkozy que je serai son Mugabe. Que je ne donnerai jamais le pouvoir à Ouattara, et enfin, que je suis prêt à noyer la Côte d’Ivoire dans le sang. Mais je n’accepte pas. Et d’ailleurs Bob, c’est la dernière fois que nous nous parlons ». Et il a raccroché… Ce fut notre dernier entretien. Claude Guéant se tenait sur ma gauche et, il peut vous le confirmer, j’ai versé des larmes car je savais ce qui allait arriver. Nous sommes repartis chez le président de la République. Il a vu que j’avais les yeux rougis par les larmes et il m’a dit « Il verra ce qui va se passer. Nous allons le foudroyer ».

Pensez-vous, comme l’écrit Laurent Gbagbo dans son livre, qu’il y avait une volonté de la part de Nicolas Sarkozy d’écarter Laurent Gbagbo dès le départ de cette crise politique, quitte à utiliser la force et l’armée française ?
Pas du tout, pas du tout. Lorsque le président Sarkozy a été élu en mai 2007, je lui ai dit, « Tu sais Nicolas, la Côte d’Ivoire, il faudrait essayer d’arranger les choses, d’organiser des élections. Accepte au moins de voir Gbagbo. Vous l’avez ostracisé, vous l’avez mis au piquet… Accepte de le voir ». Il a accepté et Claude Guéant et moi-même avons travaillé pour que cette rencontre ait lieu. Elle s’est déroulée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Ils se sont parlés. Et Nicolas Sarkozy lui a dit « Je n’ai rien contre vous. Les a priori de Chirac, je ne les connais pas, les a priori du Quai d’Orsay, je ne les connais pas. Les a priori de la cellule Afrique, je ne les connais pas. Faites les élections, monsieur le président, et vous aurez la France à vos côtés ».

Et Laurent de lui répondre, « Je vous remercie monsieur le président. Nous allons organiser ces élections ». Et pendant toutes les années qui ont suivi, j’ai multiplié les voyages en Côte d’ivoire avec le soutien de Nicolas Sarkozy. Quand j’arrivais à Abidjan, Guéant appelait deux, trois fois Laurent Gbagbo pour lui demander de faire les élections. Et moi, je lui demandais la même chose. Ce qu’il n’a jamais accepté de faire. Et lorsqu’il les a organisées, voyez ce qui est arrivé…

Diriez-vous que Nicolas Sarkozy avait un penchant pour Alassane Ouattara et qu’il aurait favorisé son arrivée au pouvoir ?

Disons que chronologiquement, Nicolas Sarkozy est l’ami de Ouattara depuis vingt ou vingt cinq ans. L’ami de Martin Bouygues (PDG du groupe éponyme). Vous voyez bien toutes les relations qu’il peut y avoir. Mais je vais vous dire une chose, la raison d’Etat prime chez Nicolas Sarkozy. Son amitié avec Ouattara n’a jamais prévalu sur la raison d’Etat.

La France n’a jamais joué Ouattara contre Gbagbo en 2010 ?
Je vous assure que la France n’a jamais joué Ouattara contre Gbagbo. C’est lorsque le verdict des urnes a été foulé du pied par Laurent Gbagbo et ses partisans que le président Sarkozy, allié aux autres leaders européens et aux Etats-Unis, ont décidé d’en finir. Mais il n’y a jamais eu d’a priori de Sarkozy contre Gbagbo et pour Ouattara. Et d’ailleurs, Nicolas Sarkozy me disait « Je me demande comment tu fais, Robert, pour être ami avec Ouattara, tu lui rends visite à Mougins, tu lui rends visite avenue Victor Hugo, et tu vas voir Gbagbo ! ». Et j’ajoute un détail intéressant : je voyais Ouattara tout le temps. Et tout le temps, Gbagbo me le reprochait ! Mais jamais Alassane Ouattara et Dominique Ouattara ne m’ont fait le reproche d’être souvent présent à Abidjan et d’aider Laurent Gbagbo, d’essayer de le soutenir, de l’appeler à un peu plus de raison et de sagesse. Le reproche venait toujours de Gbagbo, mais jamais Ouattara ne m’a fait quelque reproche que ce soit.

Pour en finir avec les rapports complexes entre les présidents français et Laurent Gbagbo, il y a un épisode important qu’il faut rappeler, c’est l’attaque de l’aviation ivoirienne sur la base française de Bouaké, en novembre 2004. Bombardement qui a coûté la vie à neuf soldats français. Jacques Chirac est alors président, et cette affaire déclenche une crise entre les deux pays. Dans son livre, Laurent Gbagbo, affirme non seulement qu’il n’est pour rien dans ce bombardement mais que la France aurait quelque chose à se reprocher et à cacher, dès l’instant où elle a laissé fuir les pilotes biélorusses des appareils ivoiriens. Y a-t-il eu, selon vous, une manipulation française derrière cette histoire, comme semble le pense l’ex-président ivoirien ?
Un seul mot : Ridicule. Ce qu’a dit Laurent Gbagbo est ridicule.

Mais le fait est que les pilotes biélorusses ont pu se rendre au Togo et qu’une fois là-bas, alors qu’ils avaient été arrêtés et que les autorités togolaises étaient disposées à les livrer à la France, Paris n’en a pas voulu. N’est-ce pas troublant ?
Imaginez-vous un seul instant le président français, qui plus est Jacques Chirac, faisant tuer des soldats français pour une manipulation grossière ? Franchement c’est ridicule ! Je ne comprends pas pourquoi Laurent Gbagbo avance cette thèse.

Mais pourquoi ces pilotes ont-ils été laissés en liberté ?
Je ne le sais pas. Je n’ai aucune réponse à cela… Mais disons qu’autour du président Gbagbo, il existait des gens capables d’imaginer des choses aussi sordides et de les mettre en œuvre. Mais Jacques Chirac non, pas du tout. S’il vous plaît…

Un mot de conclusion sur Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, l’ex-président est en détention à La Haye, inculpé par la CPI, qu’est-ce que cela vous inspire ?
J’en ai parlé avec Alassane Ouattara et son épouse, cela me peine de savoir Laurent incarcéré. L’âge est là, les années passent… Le vœu que je formule, c’est qu’il y ait la paix dans ce pays. Je suis allé récemment en Côte d’Ivoire et j’ai rencontré les partisans de Laurent Gbagbo. Ils en ont assez de cet état de tension. Et j’espère que Laurent Gbagbo ne restera pas longtemps à La Haye. Cela aidera à la paix en Côte d’Ivoire. C’est le vœu que je formule.

Source RFI

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09. juil.
2014
Politique
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CÔTE D’IVOIRE: Les membres de la Commission Electorale Indépendante connus

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Sourou Koné, représentant le Président de la République
Dao Bakary, représentant le président de l’Assemblée nationale,
Amani Ipou Félicien, représentant le ministre en charge de l’Administration territoriale,
Ly-Sangaré Kadidjatou, représentante le ministre de l’Economie et des Finances
Nohounou Lyadé Perrine, magistrat hors hiérarchie, représentante le Conseil supérieur de la magistrature
Imam Diakité Ousmane, représentant le Conseil supérieur des imams (COSIM)
Abbé Boni Martial, représentant la Conférence des évêques catholiques de Cote d’Ivoire
Yoli Bi Koné Marguerite, représentante des Organisations non gouvernementale non confessionnelle
Me Allé Amlan Victoire, avocat près la cour d’appel d’Abidjan, représentante du barreau.
Diarrassouba Soumaila, représentant du RDR,
Bakayoko Youssouf, représentant du PDCI
Miremont Auguste Sévérin, représentant de l’UDPCI
Anaky Jacob, représentant le MFA
Coulibaly Gervais, représentant la Ligue des mouvements pour le progrès (Lmp)
Zanon Gogognon André, représentant le Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire (Rpci).
NB: Les représentants du FPI et de l’Alliance des forces démocratiques (colation de l’opposition) ne sont pas encore connus.

(Source: Conseil des ministres)

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09. juil.
2014
Sports
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Sabri Lamouchi (ex-sélectionneur de la CI): ‘‘Je n’ai jamais parlé de démission’’

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Alors qu’il est rentré en France, nous l’avons sollicité pour expliquer les motivations réelles de sa démission de son poste de sélectionneur et expliquer les problèmes de capitanat entre les joueurs.

Comment expliquez-vous le parcours des Éléphants au Brésil ?

La Coupe du monde est du haut niveau. Et dans ce genre de compétition, il y a de petits détails qui restent importants. Il y a des erreurs à ne pas commettre, notamment pour ce qui est de l’arbitrage. Nous avons pris 5 buts sur des erreurs. Le premier sur une erreur d’inattention à la suite d’une touche contre le Japon. Le deuxième devant la Colombie sur un corner où on devait plutôt s’appliquer en envoyant le ballon dans les tribunes sans avoir honte, où à la rigueur, le jeter encore en touche. Le troisième sur un pénalty et puis un quatrième et un cinquième sur deux erreurs qui n’ont jamais été commises en deux ans, depuis que je suis à la tête des Eléphants. Et de surcroît avec des joueurs qui sont exemplaires, l’un et l’autre sur les deux matches. C’est ce que j’appelle les petits détails qui au haut niveau ne pardonnent pas. Et puis nous n’avons pas eu la chance de tirer profit  des erreurs adverses et de bénéficier de  décisions arbitrales à notre faveur. Pourtant, il y a un ou deux penalties en notre faveur qui ont été ignorés. Un ou deux cartons qui ont été distribués injustement. Je pense au carton jaune de Maestro contre la Colombie, donné par l’arbitre anglais Howard Webb.

Considérez-vous donc que la cause principale de l’échec des Eléphants est le fait des arbitres ?

Je ne veux pas me cacher derrière des erreurs d’arbitrage parce que tout le monde voit que cette coupe du monde est une réelle réussite.  Il y a du monde dans les stades, il y a une magnifique ambiance. Malheureusement, tout le monde observe aussi qu’il y a des erreurs d’arbitrage qui sont généralement en faveur des grandes nations et rarement en faveur des petites nations. Ce sont tous ces petits détails, les uns, après les autres qui n’ont pas été bénéfiques pour nous.

Avez-vous posé des recours ou en avez-vous parlé de manière vive auprès de la Fifa ?

J’ai dit à l’arbitre anglais, Howard Webb qu’il était incompréhensible que les Colombiens sortent de ce match sans carton. J’en ai personnellement parlé en conférence de presse, après le match contre la Colombie et lors d’une réunion technique. Mais que puis-je faire aujourd’hui, alors que la compétition est terminée. On sort sur pénalty plus qu’imaginaire à 30 secondes du rêve  de tout un peuple.

Est-ce que cette élimination n’est pas liée au fait que les Eléphants ont mal joué ?

C’est vrai que nous avons connu une mauvaise entame de match. Mais nous étions pendant 20 minutes en huitièmes de finale. Mais aussi,  il faut le dire, nous avons manqué de maturité. Je pense que dans les 5 dernières minutes, on ne devrait plus chercher à aller marquer un second but, mais essayer de conserver le ballon et ne pas le perdre. A gagner du temps  comme l’ont si bien fait les Costariciens qui, eux, ont fait preuve d’expérience et de vigilance. C’est peut-être, ce qui nous a manqué.

Qu’est-ce qui motive donc les sorties de Didier Drogba et Gervinho, mieux outillés pour ce jeu ?

Quand j’ai fait entrer Wilfried Bony, on s’est  retrouvé du coup avec cinq joueurs à vocation offensive (Didier Drogba, Kalou Salomon, Gervinho, Bony  et Yaya Touré), qui sont des joueurs très peu portés sur les efforts défensifs. A deux ou trois reprises, on aurait pu prendre deux ou trois buts et connaître le K-O. J’ai préféré retrouver l’équilibre en faisant entrer un milieu de terrain. Ça aurait pu être Salomon Kalou mais celui-ci n’avait pas joué le match contre la Colombie alors que Gervinho a disputé trois matchs en une semaine. Bien entendu contre le Japon, j’avais fait le bon choix, de même que contre la Colombie. D’après ce que j’ai entendu, l’équipe avait fait une bonne prestation, malgré la défaite. Mais trois jours après, tout est remis en question. Je ne vois pas les choses sous cet œil-là.

Le capitaine de l’équipe Didier Drogba s’est visiblement fâché après sa sortie ?

J’étais concentré sur mon match. J’ai effectivement eu écho de sa réaction. Mais, je suis surpris de sa réaction. Puisque à ce moment-là, la Côte d’Ivoire était en 8ème. L’intérêt collectif prime avant tout. Quand je vois le Costa Rica qui fait sortir Campbell parce qu’ils sont qualifiés, c’est dire que l’intérêt collectif prime sur tout. Quand je vois Ozil sortir de l’équipe de l’Allemagne, c’est l’état d’esprit qu’il faut avoir. L’entraîneur fait des choix pour l’intérêt collectif. Donc faire sortir Didier ou Gervinho, ce n’était pas une sanction. C’était tout simplement parce qu’on devait garder le ballon, parce qu’on ne devait pas prendre de buts, parce que, entre-temps, les Grecs se faisaient menaçants. Donc, j’ai préféré rééquilibrer le milieu du terrain. C’est pourquoi, j’ai fait entrer Ismael Diomandé et Giovanni Sio.

À vous entendre, la défaite n’a rien à voir avec ces changements ?

Je le répète, nous avons manqué d’expérience, de malice, de maturité et de culture défensive en ce moment de la partie, c’était d’être efficace.  Si je ne les faisais pas et qu’on prenait un but, après, nos chances auraient pu être complètement anéanties.

Quel a été le mode opératoire pour attribuer le brassard à Yaya Touré ?

Pour moi, le problème de capitanat était simple. Le numéro 1, c’est Drogba, le numéro 2, c’est Kolo et le numéro 3, c’est Yaya. Si Didier ne joue pas, c’est Kolo. Et si Kolo aussi n’est pas là, il revient à Yaya de le porter. Il y a même un 4e,  si Yaya ne joue pas, c’est Copa.

Qu’est-ce qui a précipité votre démission ?

Je n’ai jamais parlé de démission. J’ai tout simplement répondu à un journaliste ivoirien sous le coup de l’émotion. Mon contrat arrivait à son terme après la Coupe du monde. Et que c’était peut-être la fin d’une histoire. Je n’avais à aucun moment imaginé la fin de mon histoire avec la Côte d’Ivoire de cette manière-là.

Regrettez-vous cette sortie ?

Sincèrement, je regrette de ne pas avoir dit que j’allais avoir une discussion avec mon président qui m’a fait confiance jusqu’à présent. Mais, avec qui nous étions en totale confiance et transparence. Lui savait que j’avais repoussé toutes les offres de manière à rester concentré sur notre objectif qui était de passer les poules et ensuite continuer l’aventure jusqu’à la Can au Maroc et tenter de ramener la Coupe à Abidjan. Mon objectif à moi était d’entrer dans l’histoire du football ivoirien. Mon envie était de ramener la coupe du Maroc et de rendre la confiance au président Sidy Diallo et aux joueurs qui ont été exemplaires pendant deux ans et surtout pendant cette coupe du monde.

La Fédération ivoirienne de football a fait un appel à candidatures pour le poste de sélectionneur à votre place. Un commentaire ?

Je trouve que c’est normal. Les cinq personnes faisant partie de cette commission ont toute légitimité et je trouve que c’est une excellente idée.

Justement, il y a eu cette période trouble ou des noms ont été avancés (Philippe Troussier, Giovanni Trapattoni…). Cela vous a-t-il déconcentré ?

Vous dire le contraire serait un mensonge. Après les critiques qui ont suivi notre qualification à Casablanca. J’ai été effectivement surpris de lire certaines choses. D’entendre ce que j’ai entendu. Moi, je suis resté concentré sur mon travail. Heureusement que j’avais la confiance de mon président et des joueurs. Pendant deux ans, j’ai travaillé dans un contexte qui n’était pas facile. Et j’ai été très honoré et fier de représenter les Eléphants. Je n’ai jamais cessé de travailler dans l’intérêt du football ivoirien. Ce qui me fait plaisir, c’est que certains dirigeants de clubs amateurs et professionnels pensent la même chose. Parce que dans le groupe, je connais parfaitement les problèmes. J’aimais les joueurs. Les fruits de notre travail ont commencé à payer. Parce que dans le groupe, il y a 6 joueurs qui ont fait trois fois la coupe du monde, 4 en ont fait deux  et il  y a 13 qui étaient à leur première coupe du monde. On a rajeuni cette équipe, on a senti des qualités de cette équipe. Les joueurs auraient mérité d’aller en 1/8e de finale, c’est pour cela que j’ai beaucoup de tristesse…

Avez-vous des contacts avec d’autres clubs ou sélections?

Là aussi, j’ai lu des choses qui sont complétement fausses. Après cette grosse déception, j’ai besoin de repos, malgré des sollicitations. Mais, qui resteront sans suite pour l’instant. Parce que j’ai besoin d’évacuer cette déception(…) J’ai voulu faire en sorte que les Eléphants puissent faire rêver toute la Côte d’Ivoire et ils ont travaillé plus qu’ils ne l’ont jamais fait. Ils se sont préparés comme ils ne l’ont jamais fait, mais on s’est rendu à l’évidence que le football de haut niveau se jouait sur des petits détails.

Considérez-vous que l’éclosion de joueurs comme Serge Aurier, Serey Dié… sont des points positifs de votre passage chez les Eléphants?

Pas seulement… Quand il a fallu prendre la responsabilité d’aller les chercher. Je l’ai fait. Ces jeunes joueurs sont talentueux. Ils sont l’avenir de cette équipe nationale et je suis triste parce qu’il y avait quelque chose de très important qui pouvait se faire. J’ai un goût d’inachevé. Je souhaite à la Côte d’Ivoire et aux Eléphants le meilleur pour demain

                                                                                                       Source: Fraternité Matin

Interview réalisée par téléphone par ADAM KHALIL

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08. juil.
2014
Sports
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Le journaliste Ivoirien Joël TOURE tance La Fédération Ivoirienne de Football

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Suite à la débâcle des éléphants footballeurs au  Mondiale du Brésil et la démission  de Sabri Lamouchi, la Fédération Ivoirienne de Football a lancé un appel à candidature pour le recrutement d’un autre sélectionneur. Cela n’a pas été du goût de Joël  Toure, journaliste à l’IA.

Sidy Diallo se fout des Ivoiriens. Quel manque de respect au peuple de Côte d’Ivoire. Avant même de lancer un appel à candidature à partir de ce mardi 8 juillet 2014, afin de trouver le successeur de Lamouchi, le bons sens, la sagesse conseille d’abord de venir parler aux Ivoiriens. Leur dire, réellement et sérieusement, ce qui n’a pas marché. Faire tout simplement son méa-culpa…C’est à la Côte d’Ivoire, aux Ivoiriens, que Sidy Diallo doit s’adresser. C’est un devoir, cette adresse à la Nation. On veut savoir ce qui s’est passé hier, pour savoir où on va demain. L’appel à candidature n’est pas une urgence. Tu es blessé, tu n’es pas encore guéri et tu veux monter aussitôt sur le terrain. L’Histoire va toujours va se répéter…Faire le bilan de l’échec d’abord, et chercher à reconstruire ensuite. Je pense cette ruse avec le peuple doit cesser ENFIN UN JOUR de ce pays…L’imposture, l’indécision, l’approximation et l’amateurisme éloignent la Côte d’Ivoire de l’émergence 2020…

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L'auteur: magnaled
Blogueur, rédacteur web et Observateur France 24 depuis 2008. Cyber-militant et acteur engagé de la société civile ivoirienne. Diplômé en Lettres Modernes et Marketing Communication. Leader d'une des plus importantes organisations de jeunesse de la Côte d'Ivoire et d'Afrique de l'Ouest.

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